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Une invention facilitera la vie des pêcheurs de homards de Nouvelle-Écosse

23/06/2012 06:51 EDT | Actualisé 23/08/2012 05:12 EDT

HALIFAX - Le homard est le plus important fruit de mer destiné à l'exportation au pays, mais pour les pêcheurs travaillant dans l'une des 45 entreprises de pêche du crustacé dans les provinces de l'Atlantique, les voyages en provenance et en direction de la côte sont coûteux.

Les pêcheurs de homard peuvent ainsi dépenser jusqu'à 700 $ pour un voyage, ce qui signifie qu'une semaine de vérification des pièges peut facilement signifier une facture de près de 5000 $.

Vérifier les pièges une fois par jour ne veux cependant pas dire que des prises s'y trouvent.

Grâce à un inventeur de l'endroit, la saison du homard sera désormais moins onéreuse pour les pêcheurs de la région de Meteghan, en Nouvelle-Écosse.

Le «Bait Savour» est la plus récente invention de Vince Stuart et du département de l'innovation et du laboratoire de design de l'Université Dalhousie. Il permettra aux pêcheurs d'accroître le temps pendant lequel les pièges ne sont pas vérifiés, alors qu'ils contiennent tout de même des appâts.

L'engin est un petit contenant qui s'installe dans un piège à homard. À l'intérieur, on y trouve un second appât qui est lentement libéré dans le piège après qu'une mèche, spécialement conçue pour se biodégrader dans l'eau, soit complètement détruite.

Selon le duo de développeurs ayant conçu l'appareillage, le contenant devrait se vendre 50 $. Il s'agit d'une dépense unique, mais les pêcheurs devront acheter les mèches séparément.

Au dire de M. Stuart, la réaction face à son invention a été positive jusqu'à maintenant.

M. Stuart et son collègue, Matt d'Entremont, ont reçu plusieurs prix depuis la création du «Bait Savour». Récemment, l'appareillage a été nommé l'une des 10 meilleures inventions de l'année par Popular Science.

M. Stuart précise que près de 4000 «Bait Savour» sont en cours de fabrication pour être utilisés dans la région de Meteghan, cet été.

Le homard a été exporté à hauteur de 805 millions $ en 2009, mais les règles de protection des animaux gouvernementales sont strictes. Le gouvernement limite le nombre de permis, de pièges, le nombre de jours de pêche, le nombre total de quotas, entre autres restrictions.

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