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Paraguay: la destitution du président Lugo, "une atteinte à l'état de droit" (CIDH)

23/06/2012 01:48 EDT | Actualisé 23/08/2012 05:12 EDT

La Commission interaméricaine des droits de l'Homme (CIDH) a qualifié samedi "d'atteinte à l'état de droit" la destitution expresse par le parlement paraguayen du président Fernando Lugo.

Ce "procès politique express contre un président démocratiquement élu est inacceptable", a indiqué dans un communiqué la CIDH, une émanation de l'Organisation des Etats américains (OEA) basée à Washington, ajoutant que cette décision "était une atteinte à l'état de droit au Paraguay".

"Destituer un président en 24 heures sans qu'il puisse se défendre est une parodie de justice et une violation des droits de l'homme", a souligné pour sa part devant la presse le secrétaire général de la CIDH, Santiago Canton.

Vendredi, le président Fernando Lugo, un ex-évêque élu en 2008, a été destitué en quelques heures au terme d'un procès politique mené devant le Parlement, au sein duquel il avait perdu l'essentiel de ses alliés.

Son vice-président, Federico Franco, 49 ans, a été investi dans la foulée lors d'une brève cérémonie au Congrès d'Asuncion.

M. Lugo, à qui il restait un peu plus d'un an de mandat, était accusé d'avoir "mal rempli ses fonctions" à la suite des heurts qui ont provoqué la mort de 11 paysans sans terre et de six policiers lors d'une opération visant à déloger les occupants d'une propriété agricole le 15 juin dans le nord-est du pays.

Cette destitution expresse a provoqué de nombreuses condamnations en Amérique latine.

du/ff/sam

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