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Gaza: poursuite des violences, la trêve entre Hamas et Israël en péril

23/06/2012 09:05 EDT | Actualisé 23/08/2012 05:12 EDT

Les tirs de roquettes contre Israël et les bombardements israéliens sur la bande de Gaza se sont poursuivis samedi, faisant deux morts palestiniens et un blessé israélien, et mettant en péril la trêve annoncée entre le Hamas et Israël.

Les Brigades Ezzedine al-Qassam, bras militaire du Hamas au pouvoir à Gaza, ont menacé de rompre le cessez-le-feu annoncé mercredi: "Les frappes aériennes de l'ennemi sioniste sont de nouveaux crimes. Nous ne resterons pas silencieux face au crimes" israéliens, a assuré le mouvement dans un communiqué.

Mercredi soir, les Brigades al-Qassam avaient annoncé une nouvelle trêve avec Israël, sous médiation égyptienne et sous réserve de réciprocité, afin de tenter de mettre fin au nouveau cycle de violences qui a éclaté en début de semaine.

Dans le même temps, les Brigades al-Qassam, qui étaient restées depuis plus d'un an à l'écart des hostilités entre d'autres factions armées de Gaza et Israël, avaient revendiqué le tir de 120 roquettes en direction d'Israël.

"Si notre réponse n'a pas été suffisante pour envoyer un message à l'ennemi, nous sommes prêts à répondre à son agression", ont-elles menacé samedi.

A Gaza, deux Palestiniens ont trouvé la mort samedi matin dans des frappes aériennes israéliennes, dont un garçon de 6 ans tué près de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, selon des sources médicales palestiniennes.

Le père de l'enfant a été très grièvement blessé et un autre civil également touché dans cette attaque, selon des témoins.

L'armée israélienne a démenti avoir mené une opération dans cette zone: "Selon les conclusions d'une enquête préliminaire, ce qui s'est passé à Khan Younès n'a rien à voir avec une quelconque activité de l'armée israélienne", a déclaré à l'AFP une porte-parole militaire.

"L'explosion qui a causé la mort de l'enfant palestinien aujourd'hui a été provoquée par des munitions appartenant à un des groupes terroristes" palestiniens, a assuré la porte-parole de l'armée, Avital Leibovich, sur Twitter.

Un peu plus tard, un Palestinien de 25 ans a été tué par un tir de drone israélien près de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, selon les services d'urgence locaux.

Selon les témoins, l'aviation israélienne a mené au moins six frappes sur l'enclave palestinienne depuis le début de la matinée. Cinq Palestiniens ont été blessés lors de ces bombardements, ont précisé des sources médicales locales.

Parallèlement, un Israélien a été blessé par des éclats de roquette à Sdérot, ville israélienne proche de l'enclave palestinienne, cible fréquente des organisations armées de Gaza, selon l'armée et la police.

Selon une porte-parole de l'armée israélienne, 39 roquettes ont été lancées samedi vers Israël, dont 18 ont atteint le territoire israélien. Les autres projectiles se sont abattus soit dans la mer, soit dans la bande de Gaza. Cinq cinq roquettes ont été interceptées par le système de défense antimissile "Iron Dome".

Les tirs de roquettes n'ont pas été revendiqués dans l'immédiat. Des groupuscules radicaux armés de Gaza, d'inspiration jihadiste ou salafiste, tirent régulièrement des roquettes contre le territoire israélien.

A la suite de ce regain de violence, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le général Benny Gantz, a convoqué une réunion d'urgence des commandants militaires "afin de déterminer les actions à mener".

Depuis le début lundi de ce nouveau round de violences, 14 Palestiniens ont été tués et plusieurs dizaines d'autres blessés par des frappes israéliennes, en majorité des combattants, tandis que 152 roquettes et mortiers ont atterri en Israël, blessant cinq Israéliens, dont quatre gardes-frontières.

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