Un toit d'un centre commercial s'effondre à Elliot Lake, en Ontario, des personnes disparues

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ALGO CENTRE MALL ROOF
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ELLIOT LAKE, Ont. - Les autorités ont confirmé dimanche qu'au moins deux personnes sont coincées sous les débris d'un centre commercial d'Elliot Lake, en Ontario, après l'effondrement partiel du toit, la veille.

Les autorités craignent que l'une des personnes emprisonnées sous les décombres «soit une victime», mais elles ont précisé qu'il faudra attendre jusqu'à tôt lundi matin avant que la structure ne soit considérée suffisamment sécuritaire pour que les équipes de recherche s'y aventurent.

Selon un porte-parole de la Police provinciale de l'Ontario, des images de la scène permettent de voir une main et un pied parmi les débris, mais les équipes de secours ne peuvent accéder à l'endroit en question parce que les lieux ne sont pas suffisamment sécuritaires.

«Nous avons obtenu des informations visuelles liées à la vue d'une main et d'un pied, ce qui explique pourquoi nous craignons qu'il puisse y avoir une victime», a expliqué l'inspecteur Percy Jollymore.

«L'endroit est dans un tel état que nous ne pouvons pas nous en approcher pour l'instant.»

Des responsables ont aussi dit avoir entendu de petits coups provenant de derrière des blocs de béton et de métal qui se sont écroulés et qui jonchaient le sol.

«Des membres de nos équipes de recherches ont entendu de petits coups ce matin (dimanche matin)», a relaté Bill Needles, un porte-parole de l'Équipe de recherche et sauvetage en milieu urbain à l'aide d'équipement lourd, dépêchée sur les lieux de Toronto.

«Ils ont demandé le silence pendant quelques instants et ils ont entendu d'autres coups. Pour nous, il s'agissait d'une indication que nous étions au coeur d'une opération de secours», a-t-il déclaré.

«Nous avons alors mis toutes nos énergies pour retracer cette personne. Il n'y avait aucun signe verbal, aucun signe visuel, nous n'avons aucune idée s'il s'agit d'un homme, d'une femme et de son âge. Ce n'étaient que des coups.»

M. Needles a raconté que les membres de l'équipe avaient percé un trou dans un mur à l'aide d'une foreuse dans l'espoir de retrouver la victime, mais qu'elles n'y étaient pas parvenues. À ce moment précis, ils ont jugé que le site était trop instable pour y dépêcher des secouristes.

L'opération est encore considérée comme une mission de secours, cependant, et les responsables espéraient toujours, dimanche, retrouver des gens sains et saufs.

«Nous croyons qu'ils sont toujours là, et toujours en vie», a affirmé M. Needles.

Les autorités policières détenaient une liste de neuf personnes manquant à l'appel, mais elles ont précisé que ce chiffre varie selon que des résidants confirment avoir retracé des proches ou que d'autres signalent ne pas avoir de nouvelles de membres de leur famille.

«Notre problème, c'est qu'il ne s'agit pas d'une science précise. Nous ne savons pas qui se trouvait dans le centre commercial lors de l'affaissement», a rappelé l'inspecteur Jollymore. «Nous n'arrêterons pas tant que nous n'aurons pas exclu tous les noms de la liste.»

Les équipes de secours ont continué à fouiller dans les débris afin de retrouver des personnes manquant à l'appel, dimanche, après le drame, qui a fait au moins 22 blessés.

Une section du toit, qui sert aussi de stationnement aux clients et employés du Centre commercial Algo, s'est affaissée vers 14 h 30, samedi, pour atterrir deux étages plus bas. L'effondrement a laissé un trou de 12 m par 24 m et provoqué des pannes de courant ainsi qu'une fuite de gaz.

Deux stands vendant des billets de loterie, des cigarettes et des magazines étaient situés dans la zone où le plafond s'est effondré et étaient ouverts juste avant l'incident, ont raconté des témoins.

Plus tard dimanche, l'espoir s'entremêlait avec la frustration dans cette communauté tissée serrée alors que les résidants attendaient des nouvelles avec anxiété.

«Un bon nombre de personnes manquent à l'appel», a constaté Heather Richer, qui est propriétaire d'un restaurant à l'intérieur du centre commercial et qui travaillait au moment du drame.

«J'espère qu'ils retrouvent tous les disparus, mais je commence à perdre espoir quant aux possibilités qu'ils les retrouvent sains et saufs.»

Mme Richer, qui s'inquiétait tout particulièrement du sort réservé à l'une de ses connaissances, a décrit le tonitruant affaissement, et le cauchemar qui s'en est suivi.

«On aurait dit un mini tremblement de terre, un gros bruit, et terminé», a-t-elle résumé. «Il n'y avait plus rien. Tout a commencé à s'affaisser, l'eau sortait à flots des tuyaux.»

Le complexe de deux étages, érigé au début des années 80, a fait l'objet d'une étude structurelle en mai qui s'est avérée satisfaisante, selon une source d'Eastwood Mall Inc., le propriétaire du centre commercial.

Des travaux étaient réalisés sur le toit de l'édifice, avant l'affaissement, pour prévenir les fuites, mais aucune «rénovation d'importance» n'y était effectuée a ajouté la source.

Des travaux pour étancher le toit avaient toutefois été planifiés, à court terme.