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22/06/2012 03:26 EDT | Actualisé 22/08/2012 05:12 EDT

Washington place des espoirs dans le nouveau Premier ministre pakistanais

Les Etats-Unis ont salué vendredi l'élection d'un nouveau Premier ministre au Pakistan, espérant qu'elle mette fin à la crise politique qui agite le pays et qu'elle améliore les relations, au plus bas depuis un an, entre les deux pays.

Le Pakistan s'est doté vendredi d'un nouveau Premier ministre, Raja Pervez Ashraf, un proche du président Asif Ali Zardari, sans toutefois dissiper les soupçons de corruption qui pèsent sur le régime.

M. Ashraf, 61 ans, remplace Yousuf Raza Gilani, destitué en début de semaine par la Cour suprême pour avoir refusé de demander la réouverture des poursuites judiciaires contre le président.

"Nous sommes heureux de voir que la question de la direction du pays semble avoir été réglée", a déclaré à Washington la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland.

"Nous attendons avec impatience de travailler avec le nouveau Premier ministre et espérons que cela nous permettra de relever nos manches à nouveau pour reprendre toutes les choses que nous voulons accomplir avec le Pakistan", a-t-elle poursuivi, devant des journalistes.

Les relations entre Washington et Islamabad sont au plus bas en raison d'une série d'événements survenus depuis un an, dont l'assaut du commando américain contre le refuge du chef d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, à Abbottabad le 2 mai 2011.

Le Pakistan a par ailleurs interdit le passage sur son territoire des convois routiers de l'Otan à destination de l'Afghanistan, en représailles à la mort de 24 de ses soldats tués par erreur dans des frappes aériennes américaines contre un poste frontière pakistanais en novembre.

Washington a refusé de présenter des excuses formelles pour ce bombardement, estimant que les torts étaient partagés, et les pourparlers pour tenter de rouvrir ces frontières vitales ont jusqu'à présent très peu avancé.

Lors de son premier discours devant le parlement pakistanais, peu après son élection, le nouveau Premier ministre a promis qu'il souhaitait "développer des relations cordiales avec les Etats-Unis et la communauté internationale sur la base de l'égalité des droits de l'homme et de la dignité", sans toutefois mentionner la possible réouverture des frontières aux convois de l'Otan.

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