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22/06/2012 04:09 EDT | Actualisé 22/08/2012 05:12 EDT

L'UE est divisée à propos de l'idée d'une taxe sur les transactions financières

LUXEMBOURG - Le projet des pays de l'Union européenne (UE) de taxer les transactions financières et utiliser l'argent ainsi amassé pour d'éventuels fonds de secours pour les banques a frappé un mur, vendredi, alors que seuls 10 pays sur 27 sont prêts à l'appuyer.

L'impasse concernant la proposition de la Commission européenne, l'organe exécutif de l'UE, souligne les difficultés d'amener les politiciens européens à s'entendre sur un seul plan, alors qu'ils font face au problème éminemment complexe de contenir la crise de la dette qui menace de saper l'euro.

La taxe proposée sur les transactions financières récupérerait 0,1 pour cent de la valeur des ventes d'actions ou d'obligations auprès des banques, et 0,01 pour cent par contrat pour des produits dérivés. Les fonds accumulés par cette taxe seraient utilisés pour financer de futurs plans de sauvetage des banques. Des pays tels que les Pays-Bas et la Grande-Bretagne sont toutefois vertement opposés à cette proposition.

George Osborne, le chancelier britannique de l'Échiquier, a déclaré qu'une telle taxe nuirait aux économies des pays qui l'adopteraient, puisque les transactions financières seraient plutôt effectuées dans des pays à l'extérieur de l'UE.

Les ministres des Finances de 10 pays ayant appuyé l'idée, dont l'Allemagne, la France, l'Espagne, la Grèce, la Pologne, l'Italie et l'Autriche, disent vouloir continuer avec le projet et espèrent que certains pays encore indécis se joindront à eux par la suite.

Ce n'est pas la première fois que se montrent des fissures au sein de l'UE en termes de réponse à la crise financière. En mars, un pacte de stabilité financière a été signé par 25 des 27 pays de l'UE, laissant de côté la République tchèque et la Grande-Bretagne.

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