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22/06/2012 03:35 EDT | Actualisé 22/08/2012 05:12 EDT

Les pourparlers en vue d'une réunion sur la Syrie à Genève toujours en cours (USA)

Les négociations pour la tenue d'une réunion décisive à Genève la semaine prochaine au sujet de l'avenir de la Syrie étaient toujours en cours vendredi, a indiqué Washington, qui souhaite éviter le risque de discussions sans résultat concret.

"Nous continuons à travailler avec le personnel concerné pour étoffer les paramètres de cette réunion", a déclaré la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland. "Les discussions autour des paramètres de la transition (politique en Syrie) sont toujours en cours".

"Nous sommes prêts à nous rendre à une réunion si elle est bien préparée", a-t-elle insisté.

L'émissaire de la Ligue arabe et de l'ONU pour la Syrie, Kofi Annan, a pour sa part appelé vendredi la communauté internationale à faire davantage pression sur le régime de Bachar al-Assad comme sur l'opposition syrienne dans le but de mettre fin aux violences dans le pays.

"Si l'on veut que nos efforts portent leurs fruits, il nous faut l'appui soutenu et collectif de la communauté internationale", a dit Kofi Annan lors d'une conférence de presse à Genève.

"Il est temps pour les pays influents de faire monter la pression sur les différentes parties sur le terrain et de les convaincre de cesser de tuer et de commencer à discuter", a déclaré M. Annan, à l'origine de cette proposition de réunion qu'il souhaite pour le 30 juin.

Il n'a cependant pas confirmé auprès des journalistes que serait abordé, lors de cette réunion, son plan en six points, mis en échec depuis son entrée en vigueur théorique le 12 avril.

Un haut responsable américain, confirmant que les tractations pour éviter des "bavardages" non productifs n'étaient pas terminées, a envisagé qu'elles puissent ne pas aboutir avant la date prévue.

M. Annan a aussi souligné le rôle que l'Iran devait jouer pour parvenir à résoudre un conflit qui oppose violemment depuis 16 mois le régime et l'opposition en Syrie.

Mais Victoria Nuland a de son côté qualifié de "rôle destructeur" celui joué par Téhéran jusqu'à présent. "La posture actuelle de l'Iran ne constitue pas un rôle constructif et nous ne voyons par conséquent aucun rôle pour lui à la conférence", a-t-elle déclaré à la presse.

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