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22/06/2012 03:05 EDT | Actualisé 22/08/2012 05:12 EDT

La CPI enquêtera sur ses 4 membres détenus en Libye une fois ceux-ci libérés

La Cour pénale internationale s'est engagée vendredi à enquêter sur la conduite de quatre membres de son personnel détenus en Libye depuis le 7 juin après avoir rendu visite au fils du défunt leader libyen Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, une fois ceux-ci libérés, a annoncé le Cour.

"Les informations rapportées par les autorités libyennes feront l'objet d'une enquête complète, selon la procédure en vigueur à la CPI, après le retour des quatre membres du personnel", a indiqué la Cour dans un communiqué, après avoir reçu vendredi à La Haye la visite du procureur général libyen.

"Une fois l'enquête terminée, la Cour fera le nécessaire pour sanctionner les éventuels responsables de mauvaise conduite", a ajouté la même source, appelant Tripoli à "prendre les mesures nécessaires en vue de la libération" des quatre membres de son personnel.

Ces quatre membres, parmi lesquels figure l'avocate australienne Melinda Taylor, sont détenus depuis le 7 juin à Zenten (170 km au sud-ouest de Tripoli), où ils étaient venus rencontrer Seif al-Islam, détenu depuis son arrestation en novembre par une brigade d'anciens rebelles de cette ville.

Ils sont accusés par Tripoli d'avoir porté atteinte à la "sécurité nationale libyenne".

Selon les autorités locales, Mme Taylor, qui assiste l'avocat désigné par la Cour pour représenter le fils de Mouammar Kadhafi, avait avec elle une lettre codée d'un des hommes les plus recherchés par la justice libyenne, Mohammed Ismaïl, ancien bras droit de Seif al-Islam.

Âgé de 39 ans, Seif al-Islam fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI pour des crimes contre l'humanité commis pendant la révolte qui a provoqué la chute puis la mort de Mouammar Kadhafi en 2011. Tripoli et la CPI se disputent le droit de le juger.

Après une visite à la mi-juin à Tripoli, le ministre australien des Affaires étrangères Bob Carr avait indiqué que la délégation de la CPI pourrait être libérée si la Cour s'excusait auprès de la Libye pour ne pas avoir suivi la procédure requise.

ndy/sba

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