Une nouvelle série d'attaques ont entraîné la mort d'au moins 12 personnes vendredi en Irak, ont indiqué des sources sécuritaires et médicales.

Une bombe posée en bord de route a touché le marché d'Al-Husseiniyah, quartier majoritairement chiite à la périphérie nord-est de Bagdad, où un second engin a explosé après l'arrivée des services de secours, a indiqué un responsable du ministère de l'Intérieur.

Une source médicale à l'hôpital Cheikh al-Dhari a indiqué avoir reçu huit corps et plus de 50 blessés.

Dans le sud de Bagdad, des assaillants munis d'armes avec silencieux ont abattu trois policiers à un point de contrôle tenu par la police à Bayaa, a ajouté le responsable du ministère de l'Intérieur, un bilan confirmé de source médicale.

Un attentat suicide à la voiture piégée et des tirs d'obus de mortier ont en outre tué un pèlerin iranien et blessé 12 personnes à Samarra, ville majoritairement sunnite au nord de Bagdad où se trouve le mausolée abritant les tombeaux de deux imams chiites.

L'attentat à la bombe contre ce mausolée en février 2006 avait déclenché une vague de violences confessionnelles sans précédent, au cours desquelles des dizaines de milliers d'Irakiens ont été tués.

Vendredi, le kamikaze a pris pour cible un point de contrôle tenu par la police à l'entrée sud de Samarra, tuant un pèlerin iranien et blessant sept pèlerins iraniens, deux policiers et un soldat irakiens, selon un lieutenant de police et une source médicale.

Deux autres pèlerins iraniens ont été blessés par deux obus de mortier tirés dans le même secteur, ont indiqué ces sources.

Cela porte à au moins 160 le nombre de personnes tuées par des attentats en Irak depuis le 13 juin -- soit plus que le nombre de victimes pour l'intégralité du mois de mai (132) selon des chiffres officiels.

Les violences en Irak ont considérablement diminué par rapport aux terribles années 2006 et 2007 mais n'ont pas pour autant cessé.

Plusieurs séries d'attentats simultanés ont touché le pays en juin. Le 13, 72 personnes ont péri dans des attaques anti-chiites revendiquées par Al-Qaïda et trois jours plus tard, 32 personnes ont été tuées par l'explosion de deux voitures piégées dans la capitale, en pleine cérémonie chiite.

Les chiites sont, avec les forces de sécurité irakiennes, une cible privilégiée des groupes armés sunnites.

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