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22/06/2012 10:07 EDT | Actualisé 22/08/2012 05:12 EDT

Euro 2012: avec son gardien Saint Iker, l'Espagne tient son messie

GDANSK, Pologne - Depuis 12 ans qu'il porte le maillot de la sélection espagnole, Iker Casillas a amplement mérité son surnom de «San Iker» (Saint Iker).

Le portier de la Roja le démontre depuis le début de l'Euro 2012: plus qu'un Iniesta flamboyant, plus qu'un Torres maladroit, la star des champions du monde, c'est lui.

Le gardien de 31 ans l'a d'ailleurs une nouvelle fois prouvé face à la Croatie, dans un gain de 1-0, lundi à Gdansk. Derrière une défense désorganisée, le joueur du Real Madrid a tenu la baraque: vigilant, il a notamment sorti deux arrêts déterminants devant Ivan Rakitic (59e) et Ivan Perisic (79e). Serein face à l'Irlande (4-0), solide face à l'Italie (1-1), c'est un peu grâce à lui si les tenants peuvent défendre leur titre.

«Il sait faire des arrêts importants au bon moment et c'est ce dont nous avons besoin dans les buts, a assuré Xabi Alonso, son coéquipier en club comme en sélection. Nous avons Iker et nous pouvons le remercier.»

Mais le héros refuse de tirer la couverture à lui. «Ce n'est jamais facile, a ainsi tempéré le joueur. On joue beaucoup de matchs et beaucoup d'adversaires veulent nous battre.» Pourtant, avec 76 jeux blancs en 134 sélections, les statistiques parlent d'elles-mêmes.

Ce n'est pas la première fois que San Iker joue les sauveurs pour la Roja. Casillas, 98 victoires en matchs internationaux au compteur, avait déjà endossé le rôle de messie lors de la finale de la Coupe du monde 2010 ou en détournant deux tirs au but lors du quart de finale de l'Euro 2008 face à l'Italie (0-0, 4-2 t.a.b). Il avait déjà été prépondérant face au Paraguay lors de la campagne sud-africaine.

Pour son septième tournoi majeur avec l'Espagne, depuis ses débuts face à la Suède (1-1) en juin 2000, le Madrilène semble enfin assumer son statut d'élément majeur de la Roja, rassurant une charnière Sergio Ramos-Gerard Piqué pas toujours irréprochable pour sa première association.

Si l'assurance du capitaine de l'Espagne s'avère souvent déterminante, elle se teinte aussi d'humilité. Il a beau avoir remporté deux Ligue des Champions et cinq Liga avec le Real, en plus d'une Coupe du monde et d'un Euro avec l'Espagne, Casillas ne veut pas s'enflammer: «J'ai juste la chance de jouer pour une telle équipe», dit-il.

La France, prochain adversaire des Espagnols, samedi à Donetsk, en quarts de finale, est prévenue: le saint patron des matchs mal embarqués veille au grain.

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