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22/06/2012 09:34 EDT | Actualisé 22/08/2012 05:12 EDT

Euro-2012 - 1/4 Espagne-France: champions sortants contre équipe en devenir

L'Espagne, championne du monde et d'Europe, affronte en quart de finale de l'Euro-2012, samedi à Donetsk (18h45 GMT), la France, équipe sur le chemin de la rédemption depuis la grève des joueurs au Mondial-2010.

Les deux équipes n'ont pas le même statut: la Roja vise le triplé après ses deux couronnes de l'Euro-2008 et du Mondial-2010 et la France est en opération reconquête, atteignant les matches à élimination directe pour la 1re fois depuis sa finale du Mondial-2006.

Pourtant les hommes de Del Bosque se méfient des Bleus.

A l'origine de cette attitude pleine de prudence: une statistique et un souvenir.

Une statistique d'abord: en 6 matches officiels, l'Espagne n'a jamais réussi à battre les Bleus, s'inclinant 5 fois et obtenant un match nul.

Un souvenir ensuite: celui des huitièmes de finale du Mondial-2006 en Allemagne, où les Espagnols s'étaient fait sortir par une France revancharde (3-1). Avant la rencontre, les médias espagnols avaient incité la Roja à mettre Zidane et d'autres Bleus en fin de carrière "à la retraite", opération qui s'était au contraire soldée par un retour anticipé à la maison des joueurs d'Aragones.

L'attaquant Fernando Torres, déjà titulaire le jour de cette élimination sans gloire, appelait ainsi jeudi les siens à l'humilité.

"Ce jour-là, la France nous a donné une bonne leçon qui nous a servi pour grandir comme équipe (...) Nous espérons que cette fois, notre expérience fera pencher la balance du côté de l'Espagne", affirmait "el Nino".

Interrogés sur la perception qu'ils ont des nouveaux Bleus depuis qu'ils ont été pris en main par Laurent Blanc, les Espagnols se montrent d'ailleurs tous extrêmement révérencieux.

"La France est une très bonne sélection, elle a un grand entraîneur et a vécu un changement de génération. Que personne ne pense que ce match va être une promenade de santé", a prévenu jeudi le gardien et capitaine de la Roja Iker Casillas.

Côté français, si la mauvaise prestation lors de leur dernier match de poule face à la Suède (défaite 2-0) n'incite pas à l'optimisme, les Bleus pourront toujours se consoler en se disant que leur rivaux eux aussi ont laissé paraître quelques failles face à la Croatie (victoire 1-0).

En dépit de ses six buts marqués au total, le plus grand problème de l'Espagne se situe en attaque. Son avant-centre titulaire, Torres, a beau avoir marqué deux buts face à l'Eire, ses performances en dent de scie n'arrivent pas à faire oublier le grand absent de ce tournoi: l'attaquant David Villa, victime d'une fracture à un tibia en décembre.

Pour autant, l'Espagne reste la championne du monde en titre, propulsée par ses créateurs de jeu Iniesta, en grande forme, et Xavi.

Face aux Bleus, le onze de départ devrait être le même que celui aligné face à la Croatie: Piqué-Ramos veilleront dans la charnière centrale, Iniesta et Xavi seront aux manettes au milieu et Torres devrait une nouvelle fois débuter, à moins que Del Bosque ne reconduise son expérience du "neuf menteur" avec Fabregas, comme il l'avait déjà fait face à l'Italie.

Les Français sont un peu plus dans le flou: une certitude, le défenseur central d'Arsenal Laurent Koscielny remplace Méxès suspendu. Le reste ? Laurent Blanc renforcera-t-il le milieu avec un trident Diarra-Mvila-Cabaye ? Quel impact aura eu l'altercation qui a eu lieu dans les vestiaires après la défaite contre la Suède mardi ? Karim Benzema, le Madrilène, ouvrira-t-il son compteur but dans cet Euro face à Iker Casillas, son partenaire du Real ?

cle/nip

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