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22/06/2012 11:25 EDT | Actualisé 22/08/2012 05:12 EDT

Egypte: les Frères musulmans ne cherchent pas la confrontation (Morsi)

Le candidat islamiste à l'élection présidentielle égyptienne, Mohamed Morsi, a affirmé vendredi que les Frères musulmans ne cherchaient pas la confrontation, alors que le pays attendait dans la nervosité les résultats officiels du scrutin.

La confrérie "n'envisage aucune confrontation ou violence. Tout cela relève de la rumeur", a déclaré en conférence de presse M. Morsi, qui a revendiqué la victoire, tout comme son rival Ahmad Chafiq, ancien Premier ministre de Hosni Moubarak.

M. Morsi parlait peu après la diffusion d'un communiqué de l'armée prévenant qu'elle agirait avec "fermeté" contre toute atteinte aux intérêts publics et privés, alors que des milliers d'Egyptiens manifestaient contre les militaires place Tahrir au Caire, à l'appel de la confrérie.

"Nous n'avons pas de problème avec les forces armées qui sont les fils de cette patrie, même si celles-ci ont commis ces derniers jours des erreurs", a assuré M. Morsi en référence à la dissolution de la chambre des députés dominée par les islamistes et à la décision de l'armée de s'octroyer de vastes prérogatives quelle que soit l'issue de l'élection présidentielle.

"Nous rejetons ces décisions qui nous inquiètent", a répété M. Morsi.

Parallèlement, M. Morsi a mis en garde contre toute falsification des résultats de la présidentielle, dont le second tour s'est tenu les 16 et 17 juin, et dont la commission électorale n'a toujours pas annoncé les résultats officiels, alors qu'elle devait le faire jeudi.

"Le résultat de l'élection est bien connu de tous", a déclaré M. Morsi.

"Nous ne permettrons à personne de jouer avec le résultat de la présidentielle et nous pressons la Haute commission de proclamer dès que possible le résultat du scrutin afin que le pouvoir soit transféré à un Etat civil", a-t-il insisté.

L'armée, au pouvoir en Egypte depuis la chute de M. Moubarak, a critiqué vendredi dans son communiqué l'annonce de résultats non officiels de la présidentielle, estimant qu'elle était à l'origine des tensions et divisions dans le pays.

Le candidat islamiste a aussi promis qu'il serait assisté dans l'exercice de ses fonctions par des adjoints et des conseillers qui ne seraient pas forcément membres du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), branche politique des Frères musulmans.

Il y aura des femmes, des coptes et des jeunes parmi ces adjoints, a-t-il assuré, tout en promettant de choisir une personnalité indépendante pour former un "gouvernement de coalition nationale élargie", où le PLJ ne sera pas nécessairement majoritaire.

hj/fc

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