OSLO, 22 juin 2012 (AFP) - Anders Behring Breivik, jugé pour le meurtre de 77 personnes l'an dernier, a pris la parole vendredi au dernier jour de son procès, provoquant le départ de plusieurs dizaines de membres du public, familles des victimes et rescapés du massacre.

Juste auparavant, la Cour avait entendu les récits déchirants de cinq témoins qui ont tous perdu un proche dans les attaques du 22 juillet 2011.

L'un d'eux, une jeune fille originaire d'Irak, Lara Rashid, qui était sur Utoeya avec sa grande soeur morte dans la fusillade a raconté: "on partageait tout, nos vêtements, nos secrets...Le jour où elle est morte, je suis morte aussi".

Dans la matinée, la défense de Breivik a demandé la peine de prison "la plus clémente possible" pour son client, estimant qu'il était pénalement responsable et rejetant l'éventualité d'un internement psychiatrique.

Le 22 juillet, Breivik avait ouvert le feu sur des jeunes travaillistes réunis en camp d'été sur Utoeya, faisant 69 morts, des adolescents pour la plupart. Juste avant, il avait fait exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo, tuant huit autres personnes.

S'il est reconnu pénalement irresponsable, l'extrémiste de 33 ans risque l'internement psychiatrique, potentiellement à vie. Responsable, il encourt 21 ans de prison, une peine qui pourrait être prolongée tant qu'il sera jugé dangereux.