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22/06/2012 10:52 EDT | Actualisé 22/08/2012 05:12 EDT

A 40 ans, Zidane cherche toujours sa place dans le football

Zinedine Zidane fête samedi ses 40 ans, l'âge des questions pour l'ancien capitaine de l'équipe de France, qui cherche encore sa voie dans le milieu du football, six ans après avoir raccroché les crampons.

Deux entretiens accordés au Monde Magazine et à France Football laissent poindre une certaine insatisfaction chez l'homme aux 108 sélections, né à Marseille le 23 juin 1972.

"Quand je me regarde dans la glace, je me demande parfois ce que je construis de concret", confesse le héros de la finale du Mondial-1998 dans le bihebdomadaire footballistique.

Six ans après avoir asséné un coup de tête au défenseur italien Marco Materrazi lors de la finale perdue du Mondial-2006, son dernier match comme joueur, "Zizou" n'est pas fixé au sujet de sa reconversion.

Même s'il a entamé en octobre un cycle de management sportif à Limoges, tout en assurant vouloir passer ses diplômes d'entraîneur dans un futur proche, son avenir demeure flou.

Il a été promu l'an dernier directeur de l'équipe première du Real Madrid, mais la cohabitation avec l'entraîneur José Mourinho a parfois été compliquée selon les observateurs et son rôle s'est résumé ces derniers mois à conseiller son compatriote Karim Benzema.

"J'étais certainement plus heureux sur un terrain de foot. C'était la vie dont je rêvais. Maintenant, j'entre dans une vie complètement différente. Et le bonheur est forcément différent", confie-t-il au Monde Magazine daté de samedi.

A Madrid, il s'est aussi recentré sur sa famille, son épouse et ses quatre fils, dont l'aîné Enzo, pensionnaire du centre de formation du Real Madrid et qui avait été à l'origine d'une polémique l'an dernier sur sa future sélection nationale s'il devait choisir un jour entre la France et l'Espagne.

"J'aimerais tellement qu'on me dise les choses clairement, devant moi, les yeux dans les yeux, sans faux-fuyant, sans me regarder comme le joueur de foot que j'ai été", déclare Zidane dans l'édition de France Football parue vendredi.

Symbole de cette parole libérée, il se permet une rare incursion dans le débat public --une première depuis la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle de 2002-- en prenant position pour la taxation accrue des plus hauts revenus et le droit de vote des étrangers aux élections locales.

Parrain de l'association caritative ELA, le champion du monde de 1998 cède aussi régulièrement son image dans des pubs pour Adidas, Generali, Orange ou encore Danone, ce qui lui assurerait neuf millions d'euros de revenus par an, sans compter les 11 millions d'euros qu'il aurait obtenus en échange de son soutien à la candidature du Qatar à l'organisation du Mondial-2022.

Il continue également son activité de consultant sur Canal+, mais à un rythme plus espacé. Depuis le début de l'Euro-2012, il distille aussi ses commentaires sur l'équipe de France, qui affrontera son pays d'adoption, l'Espagne, samedi en quart de finale, le jour de ses 40 ans.

"Pour moi, c'est le favori (l'Espagne), mais en même temps, sur un match on ne sait pas ce qui peut se passer", a-t-il pronostiqué cette semaine.

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