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21/06/2012 12:55 EDT | Actualisé 21/08/2012 05:12 EDT

Une formation inadéquate est à l'origine du déversement à Point Lepreau au N.-B.

OTTAWA - Une formation inadéquate des superviseurs a entraîné le déversement en mai dernier de 300 litres d'eau lourde radioactive à la centrale nucléaire de Point Lepreau, au Nouveau-Brunswick, a conclu jeudi la Commission canadienne de sûreté nucléaire.

Les superviseurs de la centrale n'avaient pas obtenu toute la formation nécessaire sur une pièce d'équipement qui s'est trouvée au coeur de l'incident survenu lors d'une procédure de test, a commenté à Ottawa Greg Rzentkowski, membre de la commission.

«Les responsables n'étaient pas formés pour effectuer les tests nécessaires au fonctionnement de l'équipement», a commenté le commissaire, en précisant que les superviseurs ne pouvaient pas exercer une surveillance et un guidage de l'opérateur pendant le test.

Paul Thompson, directeur des affaires réglementaires à la centrale de Point Lepreau, a mentionné que les procédures avaient été revues afin qu'une telle situation ne se reproduise plus.

M. Thompson a indiqué que certains membres du personnel avaient bien reçu des séances de formation de la part du fabricant, mais il a reconnu qu'il y avait un problème avec la procédure en place et que les superviseurs ne pouvaient pas fournir de conseils pendant le test.

Cet incident est le deuxième du genre à survenir en moins de six mois à la seule centrale nucléaire au Canada atlantique. En décembre dernier, de quatre à six litres d'eau lourde radioactive s'était échappée, ce qui avait nécessité une évacuation d'urgence. Personne n'avait été blessé.

Selon un rapport émis par Énergie Nouveau-Brunswick, les normes concernant l'ajustement de la pression réglant les valves n'étaient pas fournies dans la procédure.

En dépit du dénouement, un autre membre de la commission, André Harvey, a souligné que l'incident augmentait le niveau de préoccupation dans ce domaine. «Je suis inquiet du fait que le problème est relié à un manque d'informations ou à un manque de compétence pour faire fonctionner l'équipement.»

La centrale de Point Lepreau a été mise hors service en mars 2008 pour des travaux de rénovation majeurs. Cette intervention doit permettre de prolonger la vie du réacteur de 25 ans.

Ce projet accuse environ trois ans de retard sur l'échéancier prévu et représente déjà un dépassement des coûts d'un milliard de dollars sur le budget initial de 1,4 milliard $.

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