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21/06/2012 02:20 EDT | Actualisé 21/08/2012 05:12 EDT

Une autre tuile s'abat sur la tête du Championnat de Montréal: O'Meara abdique

SAINTE-JULIE, Qc - Le promoteur du Championnat de Montréal David Skitt a reçu une autre tuile sur la tête en début d'après-midi, jeudi, alors que Mark O'Meara, gagnant du Tournoi des Maîtres et de l'Omnium britannique en 1998, a été contraint d'annoncer qu'il se retirait de la compétition.

Après les retraits de Fred Couples, Nick Price, Tom Lehman et Kenny Perry du tableau principal du tournoi lundi, O'Meara, qui devait prendre part à son premier Championnat de Montréal, a indiqué qu'il souffrait d'une déchirure au niveau du cartilage des côtes du côté droit, à proximité du bas du dos.

«(La blessure) m'ennuie depuis maintenant trois mois et demi, et en fait ça remonte à la semaine précédant le Tournoi des Maîtres en avril, a expliqué O'Meara. Ça me fait mal quand je me retourne ou que j'effectue des élans, c'est comme si quelqu'un me donnait un coup de poignard dans le dos.»

L'Américain de 55 ans, a souligné qu'il avait raté la majorité des tournois depuis ce temps, et il a tenu à préciser qu'il avait pris cette décision à l'issue du 16e trou du tournoi Pro-Am de jeudi.

«J'avais hâte de reprendre mes activités normales à Montréal, bien que je n'aie repris l'entraînement que vers la fin de la semaine dernière, a-t-il dit, soulignant au passage qu'il avait consulté de nombreux thérapeutes des Astros et des Texans de Houston, de même que ceux des Rangers du Texas. Mais ce matin (jeudi) au terrain de pratique j'ai recommencé à sentir des raideurs, et ça s'est aggravé lors du Pro-Am.

«J'ai alors su que je ne pourrais disputer le tournoi qu'à 75 ou 80 pour cent de mes capacités. C'est une blessure frustrante, parce qu'on ne peut rien y faire sauf prendre du repos en attendant qu'elle guérisse d'elle-même.»

O'Meara, qui devait prendre le départ de la première ronde jeudi matin à 11h50 en compagnie de Dan Forsman, vainqueur du Championnat Mitsubishi Electric, plus tôt cette saison, et de Jay Haas, champion à la Classique Principal Charity, il y a quelques semaines, sera remplacé par Joel Edwards.

En retirant O'Meara de l'équation, les amateurs de golf pourront donc voir à l'oeuvre ce week-end à Sainte-Julie 25 des 30 premiers boursiers du circuit réservé aux meilleurs golfeurs de 50 ans et plus. Ils pourront également observer quatre golfeurs québécois du circuit de l'AGP — Claude Tremblay, Jean Laforce, Marc Girouard et Yvan Beauchemin, le seul représentant du fleurdelisé à avoir participé à chacun des trois premiers volets de l'étape québécoise.

Tremblay prendra le terrain d'assaut sur le 1er tertre à compter de 12h30, et il sera accompagné pour l'occasion du Britanno-Colombien Jim Rutledge et de Beauchemin. Ce trio entièrement canadien sera précédé à 12h20 par un autre trio fort intéressant formé des deux premiers gagnants du Championnat de Montréal, Larry Mize (2010) et John Cook (2011), et de l'Ontarien Rod Spittle, auteur de la meilleure ronde de l'histoire de la compétition.

Pour sa part, Laforce s'élancera sur le 10e tertre de départ à compter de midi, et sera suivi une vingtaine de minutes plus tard de Girouard.

Environnement Canada prévoit une journée généralement nuageuse pour vendredi, avec 60 pour cent de probabilité d'averses le matin et tôt en après-midi, ainsi qu'une température d'environ 28 degrés Celcius.

Haas dépaysé, mais satisfait

De son côté, Haas, auteur de deux top-10 depuis la naissance du tournoi en 2010, a tenu à souligner la grande qualité du terrain.

«J'ai marché sur le terrain mercredi, et il me rappelle des parcours de mon enfance, où il n'y avait pas beaucoup de dénivelé, a-t-il mentionné. Il n'est pas très long non plus, alors il conviendra davantage aux joueurs de précision. Les allées sont aussi très étroites, et elles sont protégées par des fosses de sable stratégiques qui rendront donc les coups de départ très importants.»

L'Américain de 59 ans originaire de St. Louis, au Missouri, a également tenu à souligner la saveur internationale de ce tournoi, qui n'est pourtant présenté qu'à une heure de route de la frontière américaine.

«Je ne sais pas si vous connaissez Yogi Berra, mais nous avons des Yogi-ismes, et on se sent dans un autre pays, a tenu à dire Haas. Quand nous avons disputé l'Omnium canadien à Toronto il y a quelques années, nous n'avions pas l'impression d'avoir changé de pays pour jouer dans ce tournoi, si je peux m'exprimer ainsi.

«Ici, on a la culture francophone, et la majorité des gens entament leur conversation en français. Alors oui, ça m'a frappé — le fait que nous soyons dans un autre pays. Mais nous aimons voyager, voir d'autres endroits sur la planète, et c'est bien de découvrir un nouveau parcours. Nous demeurons dans une autre partie de la région de Montréal.»

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