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21/06/2012 05:24 EDT | Actualisé 21/08/2012 05:12 EDT

Syrie: Washington nie être prêt à accorder un sauf-conduit à Assad

Les Etats-Unis ont démenti jeudi être prêts à accorder, avec la Grande-Bretagne, un sauf-conduit ainsi que l'immunité au président syrien Bachar al-Assad pour tenter de régler le conflit qui agite le pays depuis mars 2011, comme l'ont rapporté plusieurs journaux britanniques.

La porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland, a indiqué que les informations selon lesquelles le dirigeant syrien pourrait se voir accorder un sauf-conduit pour se rendre à Genève ce mois-ci afin d'assister à une réunion avec l'opposition n'étaient "pas vraies".

"Les questions de responsabilité dans des cas comme celui-ci, lorsque vous assistez à de graves violations des droits de l'homme contre un peuple, sont par essence même une décision relevant de la population... Nous ne prétendons pas parler pour elle", a insisté Mme Nuland.

Le porte-parole de la présidence américaine, Jay Carney, a relevé de son côté qu'il n'y avait aucun signe que Bachar al-Assad soit prêt à sortir du pays et accepte de céder le pouvoir, comme le demandent les Etats-Unis.

Plusieurs journaux britanniques ont indiqué jeudi que Londres et Washington avaient évoqué la possibilité d'accorder l'immunité au président Assad dans le cadre d'une tentative de règlement du conflit syrien, mais le Foreign Office a démenti qu'une "nouvelle offre" ait été mise sur la table.

"La Grande-Bretagne et les Etats-Unis veulent offrir à Bachar al-Assad un sauf-conduit pour sortir de son pays et même la clémence dans le cadre d'une initiative diplomatique pour organiser une conférence sous l'égide de l'ONU à Genève", affirmait le Guardian, citant une "source britannique haut placée".

Le Times écrivait quant à lui que "la question de savoir si M. Assad peut négocier une immunité pour éviter des poursuites devant le Tribunal pénal international serait aussi posée".

The Independent soulevait en outre que dans cette hypothèse le président syrien pourrait se réfugier dans un autre pays comme la Russie ou l'Iran. Mais Moscou a souligné jeudi que l'idée selon laquelle la communauté internationale pourrait forcer Bachar al-Assad au départ pour régler la crise syrienne était "irréalisable".

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