PITTSBURGH, États-Unis - Le Canadien a déjà demandé l'arbitrage dans le cas de Carey Price, qui pourrait devenir joueur autonome avec compensation, le 1er juillet, si les négociations présentement en cours avec le club montréalais achoppent. Mais cette requête n'est qu'une formalité, a assuré Marc Bergevin, jeudi.

C'est en fait une «technicalité» invoquée en accord avec le clan du gardien, a dit le directeur général aux médias québécois rassemblés à Pittsburgh en vue du repêchage qui se déroulera vendredi et samedi au Consol Energy Center, domicile des Penguins.

«Les gens qui représentent Carey savaient qu'on allait faire ça. C'est une façon pour l'équipe de se protéger», a-t-il dit de cette approche qu'utilisent les clubs pour empêcher les autres équipes d'avancer des offres hostiles.

«Ce n'est rien d'autre que ça, a affirmé Bergevin. Les discussions sont toujours en cours. Ça s'est arrêté un peu en vue du repêchage cette semaine, parce qu'on se concentre là-dessus tout comme les agents des joueurs le font, puisqu'ils ont des espoirs à représenter ici. Mais les pourparlers vont reprendre après le repêchage.»

Les discussions se poursuivent aussi avec P.K. Subban.

«Je peux dire que ça avance, même si on ne sait pas encore comment ça va finir», a dit Bergevin en parlant des dossiers du jeune défenseur et du gardien.

Bergevin a par ailleurs indiqué que ses adjoints travaillent présentement sur les dossiers des joueurs autonomes admissibles à recevoir une offre qualificative d'ici quelques jours. Aucun joueur du club montréalais n'a vu son contrat être racheté pour l'instant, a-t-il fait savoir. Et le CH n'a pas encore annoncé à personne qu'il n'était plus intéressé aux services de joueurs qui pourraient devenir libres à la fin du mois.

Le Canadien cherche par ailleurs à embaucher un entraîneur adjoint qui dirigera les défenseurs. Ce dossier-là est présentement en suspens à cause du repêchage, mais Bergevin prévoit le rouvrir dès lundi.

Trevor Timmins, directeur de l'évaluation chez le Tricolore, a par ailleurs réagi pour la première fois, jeudi, à la récente embauche de Martin Lapointe à titre de directeur du développement des joueurs. Ce dernier sera notamment appuyé par Patrice Brisebois.

On sait que Timmins a survécu à la purge faite par Geoff Molson au sein de la direction du Canadien, et continuée par Bergevin par la suite. Le nouveau d.g. lui a toutefois enlevé ses responsabilités au niveau du développement des espoirs appartenant à l'organisation, afin qu'il puisse se consacrer davantage au dépistage et au recrutement des joueurs pas encore repêchés. Bergevin a juré qu'il ne s'agit pas là d'un désaveu des compétences de Timmins, au contraire — il cherchait ainsi à lui permettre de se consacrer davantage à une sphère d'activité où il excelle, soit le dépistage.

Timmins s'est dit d'accord avec cette approche.

«C'est une évolution que connaissent bien des clubs, a-t-il souligné. Étant donné que de plus en plus d'anciens joueurs acceptent de travailler au sein de la direction des clubs, plusieurs organisations ont embauché des anciens joueurs pour travailler avec leurs espoirs qui ont déjà été repêchés.

«C'est bien pour moi, parce que dans les faits je portais plus d'un chapeau. (Lapointe et Brisebois) pourront accorder plus de temps à nos jeunes que je n'aurais jamais pu le faire, a expliqué Timmins. C'était difficile de gérer mon emploi du temps parce que j'essayais de rencontrer nos propres espoirs tout en préparant le repêchage. J'essayais par exemple, à l'occasion d'un même match, de passer du temps à discuter avec un joueur nous appartenant tout en faisant mon travail de dépistage des joueurs susceptibles d'être repêchés.

«Sauf que la nouvelle structure a du bon, parce qu'elle me permet de passer plus de temps à préparer les rondes plus tardives du repêchage.»