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21/06/2012 09:35 EDT | Actualisé 21/08/2012 05:12 EDT

L'un des médecins bahreïnis condamnés à la prison en grève de la faim

L'un des médecins bahreïnis condamnés à la prison pour soutien au mouvement de contestation chiite dans le pays a entamé jeudi une grève de la faim pour dénoncer le jugement, a indiqué le principal mouvement de l'opposition chiite.

Dans un communiqué, le Wefaq a indiqué que Saïd al-Samahiji avait commencé sa grève dans l'une de ses permanences à Zinj, quartier de la capitale Manama.

Ce médecin, condamné en appel à un an de prison et toujours en liberté comme ses collègues, a expliqué, dans le communiqué du Wefaq, vouloir dénoncer un verdict qu'il a qualifié de "politique".

Une cour d'appel de Bahreïn avait réduit le 14 juin les peines à l'encontre d'un groupe de médecins et membres du personnel médical d'un hôpital de Manama.

Le procès en première instance de ces 15 médecins et 5 membres du personnel médical de l'hôpital de Salmaniya qui ont affirmé avoir été torturés en détention, a été critiqué par les défenseurs des droits de l'Homme.

Neuf d'entre eux ont été condamnés en appel à des peines de un mois à cinq ans de prison, et neuf autres, dont des femmes, ont été acquittés. Deux personnes, également condamnées en septembre dans la même affaire, n'ont pas été rejugées car elles sont en fuite.

Bahreïn est secoué depuis l'an dernier par un mouvement de contestation du régime, animé par des chiites et réclamant une monarchie constitutionnelle dans ce petit royaume du Golfe à majorité chiite dirigé par une dynastie sunnite.

Le point fort du mouvement était survenu de mars à février 2011, mais la contestation avait été réprimée par les autorités. Des manifestations réclamant des réformes politiques avaient néanmoins continué depuis.

Selon Amnesty International, 60 personnes ont été tuées depuis le début de la révolte.

Plusieurs chefs de l'opposition sont détenus, et des militants des droits de l'Homme sont également emprisonnés ou jugés.

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