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21/06/2012 01:33 EDT | Actualisé 21/08/2012 05:12 EDT

L'équipe grecque Grèce souhaite donner des leçons de football à l'Allemagne

GDANSK, Pologne - Alors que l'Allemagne donne des leçons d'économie à la Grèce, cette dernière lui rendrait bien la pareille, mais dans le domaine du football à l'occasion du quarts de l'Euro 2012, qui opposera les sélections des deux nations, vendredi à Gdansk, en Pologne.

Finaliste de la précédente édition, l'Allemagne a mérité son statut de favori après avoir été la seule équipe à remporter ses trois matchs du premier tour, dans la poule la plus difficile de surcroît.

Moins impressionnante, la Grèce a joué les tortues en concédant un résultat nul puis une défaite lors de ses deux premières sorties avant de coiffer la Russie au poteau en la battant au cours du dernier match. Un début de parcours sinueux, mais identique à celui emprunté par les Grecs en phase de groupes de l'Euro 2004, qu'ils avaient fini par remporter à la surprise générale.

Réécrire l'histoire? Les Grecs en rêvent et, contrairement aux Allemands, programmés pour gagner le titre, ils n'ont pas de pression.

«C'est toujours notre principal objectif que d'atteindre les quarts de finale. Aussi, maintenant, nous n'avons rien à perdre, a expliqué le défenseur Kyriakos Papadopoulos, un des nombreux joueurs grecs évoluant en Bundesliga. On joue contre l'une des meilleures équipes. Tout ce que je peux dire, c'est qu'on se battra. Si on gagne, ce serait une grande performance.»

Au moment où les Grecs souffrent des mesures d'austérité exigées par l'Europe à l'instigation notamment de l'Allemagne, la formation veut faire front pour apporter au pays un peu de fierté nationale, à défaut de prospérité.

"Je pense que personne dans l'équipe ne croit que ce sera notre dernier match du tournoi", a avancé l'attaquant Dimitris Salpingidis. "Les gens ont tant de problèmes dans leur vie quotidienne. On espère vraiment que l'on pourra faire apparaître un sourire sur leur visage".

Mais la National Mannschaft a, aussi, du caractère. Brillante et un peu insouciante lors de la dernière Coupe du monde, la jeune formation allemande a mûri et a gagné en maîtrise pour faire craquer tous ses adversaires. Surtout, elle s'est juré de ne pas tomber dans le piège de la suffisance quand la Grèce a montré qu'elle savait serrer les rangs pour se sortir des situations les plus difficiles.

«Ils ont une très bonne équipe, sous-estimée par beaucoup. Ils se procurent peu d'occasions de but, mais les concrétisent. Techniquement, ils sont forts et jouent bien les duels», a noté le milieu de terrain allemand Sami Khedira.

Avec dans ses rangs Mario Gomez, le meilleur réalisateur de la compétition avec trois buts, et un gros potentiel offensif en général, l'Allemagne est bien armée. Elle se rendrait toutefois la qualification plus confortable en évitant de laisser les Grecs ouvrir le score et transformer, ensuite, leur moitié de terrain en forteresse.

«Ce sera difficile de percer leur défense, mais nous avons les moyens. On doit être patients, mais aussi être constamment en mouvement. Ils vont essayer de perturber notre jeu et nous battre, mais ils ne réussiront pas», a promis Khedira.

Giorgos Karagounis, le capitaine, mais aussi l'âme de l'équipe grecque, sera suspendu pour cette rencontre.

En huit matchs joués contre l'Allemagne ou contre la République fédérale allemande, la Grèce compte cinq défaites et trois nuls. Ce serait donc une grande première si elle battait la Mannschaft et arrivait à se hisser en demi-finales pour la deuxième fois de sa courte histoire dans l'Euro: le pays n'en est qu'à sa quatrième participation en 14 éditions.

Le vainqueur de ce quart de finale affrontera, dans une semaine à Varsovie, l'équipe victorieuse du quart de finale opposant dimanche soir l'Angleterre à l'Italie.

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