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21/06/2012 04:29 EDT | Actualisé 20/08/2012 05:12 EDT

Le CICR va tenter d'évacuer les blessés de Homs

Le Comité international de la Croix rouge a annoncé jeudi que ses équipes allaient tenter d'évacuer des civils blessés ou malades, ainsi que ceux qui le souhaiteraient, de la ville de Homs, bastion des rebelles assiégé par les forces syriennes.

La porte-parole du CICR Rabab el-Rifai a précisé que de l'aide humanitaire, comme des kits médicaux, serait distribuée dans les quartiers qui ont subi des bombardements et des affrontements ces dix derniers jours.

D'après des militants, les bombardements se poursuivaient jeudi sur Homs, tuant au moins deux personnes.

Khaled Erksoussi, directeur des opérations d'urgence du Croissant rouge arabe syrien, a indiqué que les autorités de Damas avaient autorisé l'opération, qui devrait avoir lieu dans la journée.

"Des centaines de civils sont bloqués dans la vieille ville de Homs, dans l'incapacité de partir ou de trouver refuge dans des lieux plus sûrs, à cause des confrontations armées incessantes", a expliqué Béatrice Megevand-Roggo, cheffe des opérations du CICR dans la région.

Parmi les centaines de civils assiégés, 90% sont Chrétiens retranchés dans les quartiers de Hamidiyeh et Bustan Diwan, notamment quatre enfants de moins de dix ans.

Les trois précédentes tentatives d'évacuation de ces quartiers chrétiens avaient échoué ces dix derniers jours, et un prêtre de la ville a affirmé que les rebelles voulaient garder les civils dans Homs pour négocier avec le régime de Bachar el-Assad.

Des milliers de civils ont déjà quitté Hamidiyeh et Bustan Diwan depuis que les rebelles ont pris le contrôle de la ville en février dernier.

Parallèlement, neuf personnes ont été tuées dans les bombardements de l'armée sur la ville d'Inkhil (sud), ont annoncé les Comités locaux de coordination et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

Enfin, un pilote d'avion de chasse syrien a déserté pour la Jordanie à laquelle il a demandé l'asile politique, a annoncé jeudi Sameeh Maaytah, le ministre jordanien de l'Information. Dans un premier temps, les autorités de Amman avait déclaré que le MiG-21 avait effectué un atterrissage d'urgence sur la base aérienne de Mafraq, dans le nord du pays, à la frontière avec la Syrie, avant de confirmer qu'il s'agissait d'une désertion. AP

ljg/v

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