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21/06/2012 10:12 EDT | Actualisé 21/08/2012 05:12 EDT

La Jordanie accorde l'asile politique au pilote syrien ayant fait défection

La Jordanie a accordé jeudi l'asile politique à un pilote de chasse syrien qui avait fait défection et atterri dans la matinée dans le nord du pays aux commandes d'un MiG-21, a annoncé à l'AFP le porte-parole du gouvernement, Samih Maayatah.

"Le conseil des ministres a décidé d'accorder l'asile politique au pilote, le colonel Hassan Meri al-Hamadé, à sa demande", a déclaré M. Maayatah.

Il s'agit de la première défection d'un pilote de chasse à bord de son avion depuis le début de la révolte contre le régime du président Bachar al-Assad en mars 2011.

L'armée jordanienne a annoncé que l'avion, un MiG-21, avait atterri à 10H45 (07H45 GMT), "sans risque sur une base de l'armée de l'air jordanienne".

Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a confirmé qu'il s'agissait d'une défection. "Cet avion a décollé à toute vitesse et à basse altitude d'un aéroport militaire situé entre Deraa et Soueida, dans le sud du pays", a expliqué Georges Sabra, porte-parole du CNS.

"Il l'a fait pour éviter d'être repéré par les radars", a-t-il ajouté, précisant que l'homme est originaire de Deir Ezzor (est) et d'une famille connue pour son combat contre le régime.

Selon un responsable jordanien ayant requis l'anonymat, le "MiG de fabrication russe de l'armée de l'air syrienne a effectué un atterrissage d'urgence sur la base aérienne du roi Hussein à Mafraq", près de la frontière syrienne.

Depuis le début de la révolte contre le régime Assad en mars 2011, des dizaines de milliers de soldats syriens ont déserté, parmi lesquels des milliers ont rejoint les rangs de l'Armée syrienne libre (ASL) qui combat les troupes gouvernementales, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

La Jordanie accueille plus de 120.000 réfugiés syriens, dont 20.000 sont inscrits auprès des Nations unies.

En plus de 15 mois de révolte, les opérations de répression et les combats entre armée et rebelles ont fait au moins 15.000 morts, en majorité des civils, selon l'OSDH.

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