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Prise d'otages à Toulouse: l'homme armé arrêté, les otages libérés indemnes

20/06/2012 08:57 EDT | Actualisé 20/08/2012 05:12 EDT

TOULOUSE, France - Un homme armé qui avait pris deux hommes et deux femmes en otages mercredi matin dans une banque de Toulouse, en France, a été neutralisé près de sept heures plus tard lors d'une intervention du Groupe d'intervention de la police nationale (GIPN). Les otages ont été libérés indemnes et l'homme armé a été légèrement blessé au cours de l'assaut.

Le procureur de la République à Toulouse, Michel Valet, a déclaré lors d'une conférence de presse que l'homme, qui souffre de troubles psychiques, avait fait irruption vers 11 h dans la succursale de la banque CIC de la rue Camille Pujol, «déterminé» à prendre des otages et à faire entendre ses revendications.

«Des éléments objectifs permettent d'affirmer qu'on a affaire à quelqu'un qui souffre de troubles psychiques importants et que son acte est lié à ces troubles», a déclaré le procureur, en ajoutant que ses revendications étaient «confuses».

Selon M. Valet, «les revendications religieuses du preneur d'otages étaient mal définies, mal exprimées. (...) À l'heure qu'il est, il est difficile de savoir exactement ce qui guidait sa conduite, qui était tout sauf rationnelle», a-t-il poursuivi.

Le preneur d'otages n'avait pas d'antécédents judiciaires et n'était pas connu de la justice pénale à Toulouse, a indiqué le procureur.

L'homme, blessé à la main gauche et à la cuisse droite lors de l'intervention des forces de l'ordre, a été hospitalisé à Toulouse, mais sa vie n'est pas en danger, a-t-il ajouté.

Selon Michel Valet, ces blessures montrent que «les policiers ont cherché à le neutraliser pour protéger les otages, et n'ont pas cherché une seconde à le tuer».

«Quand les otages ont été mis à l'abri, il n'y a plus eu de tir ni d'un côté ni de l'autre», a souligné M. Valet, en précisant que les deux premiers tirs entendus provenaient de l'arme du preneur d'otages, un revolver qui ne peut tirer que des projectiles en caoutchouc.

Les otages étaient des employés de la banque, dont le directeur. Les deux femmes otages ont été libérés avant l'intervention du GIPN, dont l'une pour cause de malaise. Elles ont été prises en charge par une cellule d'urgence médico-psychologique.

Le préfet de Haute-Garonne, Henri-Michel Comet, a indiqué que 150 policiers avaient été mobilisés pour l'opération, dont 30 hommes du GIPN, des membres de la police judiciaire et de la sécurité publique.

Le président François Hollande s'est réjoui de la libération des otages «sains et saufs».

«Je tiens à saluer l'efficacité et le sang-froid des policiers, et en particulier de ceux du GIPN, qui témoignent de leur professionnalisme et de leur engagement au service de la sécurité de nos concitoyens», a déclaré le président dans un communiqué.

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a lui aussi félicité les forces de police dans un communiqué. Il a salué «le sang-froid dont ont fait preuve les employés de la banque retenus pendant près de sept heures».

En mars dernier, Toulouse a été le théâtre d'une tuerie dans une école juive qui a fait quatre morts. L'auteur présumé, Mohammed Merah, un jeune Français de 23 ans se réclamant d'Al-Qaïda, est mort le 22 mars lors de l'assaut des forces de l'ordre sur son appartement toulousain. Merah est aussi l'auteur présumé du meurtre d'un militaire à Toulouse le 11 mars et de deux autres à Montauban le 15 mars.

La succursale bancaire visée par la prise d'otages de mercredi est située à moins d'un kilomètre de l'appartement où vivait Mohammed Merah.

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