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20/06/2012 12:51 EDT | Actualisé 20/08/2012 05:12 EDT

Port du casque à vélo: les pédiatres veulent le rendre obligatoire pour les mineurs

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MONTRÉAL - Le milieu de la médecine pédiatrique demande à Québec de rendre obligatoire le port du casque à vélo pour les moins de 18 ans.

Des représentants de diverses spécialités pédiatriques provenant de tous les hôpitaux pour enfants et centres hospitaliers universitaires du Québec ont aussi réclamé, en conférence de presse mercredi à Montréal, des mesures pour accroître la sécurité de l'environnement des cyclistes et des incitatifs pour fournir des casques aux enfants.

Selon le directeur du département de pédiatrie de l'Université de Montréal et président de la Société canadienne de pédiatrie, le docteur Jean-Yves Frappier, de tels incitatifs ne représentent pas une dépense mais un investissement.

Il fait valoir que les cyclistes qui portent un casque ne décèdent que très rarement, subissent des accidents graves beaucoup moins souvent et n'ont habituellement pas de traumatismes crâniens qui sont les conséquences qui coûtent le plus cher au système de santé et qui peuvent laisser des séquelles à vie.

Le docteur Frappier souligne que le taux de port du casque se situe aux environs de 50 pour cent, mais seulement entre 20 et 27 pour cent chez les adolescents, une proportion beaucoup trop faible. Un règlement rendant obligatoire le port du casque pour tous les citoyens à Sherbrooke a permis de faire passer le taux de 50 à 70 pour cent.

La réplique de Vélo-Québec, qui s'est toujours opposé à cette mesure, n'a pas tardé à venir.

La présidente et directrice générale de l'organisme, Suzanne Lareau, a réitéré cette opposition, faisant valoir que toute réglementation additionnelle entraîne une diminution de la pratique, alors que les problèmes de santé et le manque d'activité chez les jeunes sont beaucoup plus sérieux.

Elle a soutenu qu'il y a de nombreuses autres mesures à prendre pour améliorer la sécurité des cyclistes.

Bien qu'elle appuie sans réserve le port du casque, elle estime que ce n'est pas à l'État de le rendre obligatoire mais bien aux parents à faire leur travail d'éducation auprès des enfants.

Elle a ajouté que malgré un nombre grandissant de cyclistes, le nombre d'accidents avec blessés graves et de décès ont diminué.