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20/06/2012 04:10 EDT | Actualisé 20/08/2012 05:12 EDT

Pédophilie: le procès de l'ex-entraîneur américain Sandusky touche à sa fin

L'ex-entraîneur de l'équipe de football américain de l'université de Penn State (Pennsylvanie, est des Etats-Unis), Jerry Sandusky, a choisi de ne pas témoigner à son procès pour pédophilie dont les plaidoiries finales devraient commencer jeudi.

Mercredi, la défense a fait comparaître son dernier témoin dans ce procès qui fait les gros titres aux Etats-Unis.

L'ancien entraîneur de 68 ans, qui a plaidé non coupable, est sous le coup de 52 chefs d'inculpation. Il est accusé d'agressions sexuelles par au moins dix garçons, parfois très jeunes, sur une période de 14 ans, entre 1994 et 2008.

Sandusky avait mis en place un programme à destination de jeunes défavorisés et c'est par ce biais qu'il avait recruté ses victimes. Plusieurs ont raconté en détail lors du procès les attouchements ou viols commis, parfois sous la douche, par celui qui était pour beaucoup de ces garçons un substitut de figure paternelle.

Sandusky, qui était encore il y a quelques mois l'assistant de Joe Paterno, le légendaire entraîneur de football américain de la prestigieuse université décédé brutalement en janvier d'un cancer, n'a guère montré d'émotion durant le procès.

Il encourt une peine cumulée de 156 ans de prison.

Le procureur Joseph McGettigan l'a décrit comme un "vrai prédateur", extrêmement "méthodique", la défense affirmant à l'inverse qu'il n'y avait pas eu d'agressions sexuelles, "mais du batifolage sous la douche", selon l'avocat Joseph Amendola.

Mardi, la femme de Sandusky, Dorothy, avait affirmé à la barre qu'elle n'avait jamais rien vu ni entendu. Et elle a critiqué le tempérament selon elle intéressé de certaines des victimes présumées.

Les spéculations étaient allées bon train sur la possibilité que l'ex-entraîneur prenne la parole pour sa défense, mais mercredi il a choisi de ne pas témoigner.

Son inculpation début novembre avait entraîné une série de démissions et d'évictions au sommet de l'université de Penn State.

L'affaire a profondément choqué l'Amérique, où le sport universitaire est très important, avec des entraîneurs de football américains extrêmement respectés et souvent portés aux nues.

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