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Les réfugiés palestiniens au Liban sont les moins bien lotis de la région (ONG)

20/06/2012 04:07 EDT | Actualisé 20/08/2012 05:12 EDT

Les Palestiniens vivant dans les camps du Liban ont les pires conditions de vie de la région, selon un rapport publié mercredi par une ONG internationale travaillant en Cisjordanie, à Gaza, au Liban et en Jordanie.

"Les camps de réfugiés palestiniens au Liban sont considérés comme les pires camps de réfugiés de la région en terme de pauvreté, santé, éducation et conditions de vie", peut-on lire dans le rapport de l'American Near East Refugee Aid (ANERA), publiée à l'occasion de la journée mondiale des réfugiés.

L'ANERA souligne que les Palestiniens réfugiés au Liban souffrent de la discrimination, l'isolement, la pauvreté, le chômage, de problèmes de logement et du manque de véritables écoles, hôpitaux et systèmes d'égoûts.

"Le Liban a le plus haut taux de réfugiés palestiniens vivant dans une extrême pauvreté. Deux réfugiés palestiniens sur trois survivent avec moins de 6 dollars par jour", indique le rapport.

Plus de 450.000 Palestiniens sont enregistrés auprès de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) au Liban, mais ils sont en fait entre 260.000 et 280.000 selon l'ANERA.

"Les réfugiés de Palestine au Liban sont spoliés de plusieurs droits de base, il leur est par exemple interdit d'exercer une vingtaine de professions", ajoute l'ANERA, soulignant que la plupart des réfugiés dépendent de l'aide de l'ONU pour survivre.

Ce rapport est publié quelques jours après la mort de trois Palestiniens tués dans plusieurs incidents qui ont opposé l'armée libanaise à des habitants des camps -- deux dans le camp de Nahr al-Bared (nord), et un à Aïn Héloué, le plus grand camp de réfugiés palestiniens au Liban, près de la ville de Saïda (sud).

"Les Palestiniens au Liban sont traités comme un problème de sécurité, et pas comme des êtres humains dotés de droits", a déploré un habitant du camp de Nahr al-Bared interrogé par l'AFP.

"Nous remercions le Liban de nous avoir abrités toutes ces années, mais je ne comprends pas pourquoi nous devons être privés de tous nos droits", a déclaré Ziad Chtewi, 43 ans.

ser/cnp/feb

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