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20/06/2012 07:57 EDT | Actualisé 20/08/2012 05:12 EDT

Le détachement de sécurité du PM mis dans l'embarras dans un rapport coulé

OTTAWA - Le commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) Bob Paulson affirme que la fuite d'un rapport interne qui a soulevé des inquiétudes sur le détachement de sécurité du premier ministre était «illégale».

Il a également soutenu que l'affaire pourrait en revenir à une revanche contre l'agent responsable de l'unité.

«Je suppose que ce fut peut-être le cas. Je ne sais pas ce qu'il en retourne. C'était une faute, et franchement illégal de couler ce document car il s'agissait d'un document secret», a dit M. Paulson aux médias.

«Nous traitons cette affaire d'une manière juste, équilibrée et résolue et la nécessité sous-jacente est de corriger des comportements, pas de punir des individus», a-t-il ajouté.

Le coulage du rapport de gestion à Radio-Canada, cette semaine, a jeté sous le feu des projecteurs médiatiques une unité demeurant normalement dans l'ombre.

Des membres du bureau du premier ministre, anciens et actuels, se sont portés à la défense du surintendant Bruno Saccomani, soutenant qu'il avait apporté des améliorations à l'unité.

L'examen des pratiques de gestion comprend des entrevues avec 41 pour cent des 116 membres de l'unité, et révèle qu'une majorité des membres avaient rapporté des problèmes avec leur patron, dont de l'intimidation, du favoritisme, de la discrimination et du harcèlement.

Selon M. Paulson, M. Saccomani est un officier de qualité, mais il concède toutefois que certains aspects de la gestion devront être corrigés.

Des proches de Stephen Harper ont soutenu que M. Saccomani avait brassé la cage à l'intérieur des forces armées pour tenter de resserrer la sécurité autour du premier ministre. Ils ont brossé un portrait peu flatteur de l'unité avant son arrivée.

Un ancien membre du personnel du cabinet de M. Harper, ayant contacté La Presse Canadienne, a affirmé que l'escouade était auparavant perçue comme un «navire de croisière» pour les agents en fin de carrière.

«Je ne serais pas surpris si de la jalousie professionnelle et — ou — du ressentiment face à la fin de la sinécure aient joué un rôle dans les plaintes logées contre lui», a-t-il soutenu sous le couvert de l'anonymat.

L'ancien chef de l'état-major de Harper, Guy Giorno, avait affirmé mardi n'avoir jamais vu M. Saccomani en conflit avec ses subalternes, mais soutenu que l'homme en venait souvent aux prises avec ses supérieurs de la GRC alors qu'il tentait d'apporter des améliorations à l'unité de protection du premier ministre.

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