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Euro-2012 - Et si la chance souriait enfin à l'Angleterre...

20/06/2012 07:32 EDT | Actualisé 20/08/2012 05:12 EDT

L'Angleterre, grâce au retour de Wayne Rooney et à une bonne étoile retrouvée, croit fermement que son heure de remporter l'Euro est arrivée après sa qualification pour les quarts de finale de l'édition 2012 en dépit d'une préparation difficile et cahoteuse.

"Ce sera un match difficile face à l'Italie, mais je crois que nous pouvons dépasser les quarts de finale cette fois-ci", a assuré Rooney, auteur du but de la victoire (1-0) devant l'Ukraine pour son retour après deux matches de suspension.

Fin avril, après la nomination surprise de Roy Hodgson, peu de monde aurait parié un penny sur la perspective d'une Angleterre finissant invaincue en tête du groupe D, devant la France. D'autant que son arrivée était survenue dans le sillage de l'affaire Terry.

Accusé de racisme, le milieu de Chelsea avait été privé du brassard de capitaine par la Fédération en février. Une décision qui avait provoqué la démission du sélectionneur italien Fabio Capello, qui la désapprouvait.

Potentiel

Hodgson, surnommé "Monsieur Moyen" par les médias anglais, allait connaître ensuite une préparation des plus inconfortables avec des blessures en cascade. Quatre joueurs, et non des moindres, ont été contraints de déclarer forfait: le gardien N.2 John Ruddy, les deux milieux Frank Lampard et Gareth Barry ainsi que le défenseur Gary Cahill.

Il a aussi fallu compter avec la suspension de Rooney, obligé de regarder des tribunes ses camarades affronter Français et Suédois.

Mais dès la rencontre face à la France, Steven Gerrard et ses camarades ont laissé entrevoir un potentiel intéressant, avec en particulier un Joe Hart impérial dans ses buts. Les Anglais ont ensuite faire preuve d'une volonté à tout épreuve devant la Suède du grand Ibrahimovic.

Menés 2-1 à la 59e minute, après avoir pourtant ouvert le score par Carroll à la 23e, ils ont bouté les Suédois hors de l'Euro en moins d'un quart d'heure grâce à Walcott (64e) et Welbeck (78e).

Contre l'Ukraine, co-organisatrice du tournoi, l'Angleterre qui enregistrait le retour de "Wonder Wayne", a eu en plus de la chance. Alors qu'elle menait 1-0, un but tout à fait valable de l'Ukrainien Devic n'a pas été accordé par l'arbitre.

"Un brin de chance"

"C'était un brin de chance (si le ballon avait franchi la ligne). Nous n'avions pas été aidés par la chance dans ce domaine, contre le Portugal (Euro-2004) et l'Allemagne (Mondial-2010). Alors, si elle nous sourit, tant mieux pour nous", a réagi Roy Hodgson.

Son capitaine Steven Gerrard, auteur de trois passes décisives en autant de matches, abonde dans ce sens, convaincu qu'il en faut un peu pour l'emporter dans ce genre de compétition.

"En raison de la qualité des équipes en présence, nous avons besoin d'un peu de chance pour gagner. Il y a deux ans, nous n'en avions pas avec le but (refusé) de Frank Lampard, un tournant du match face à l'Allemagne. Résultat: nous avons été éliminés et sommes rentrés à la maison", a expliqué le capitaine.

La presse, tout en célébrant le retour gagnant de "l'homme fort" (Rooney), a aussi concédé que l'Angleterre avait été chanceuse.

"Madame la Chance a fait des oeillades à l'Angleterre reconnaissante", écrit ainsi le Daily Telegraph tandis que le Times louait la performance collective de la sélection dans un stade hostile avec près de 40.000 supporteurs ukrainiens. "Il fallait des tripes, il fallait de la concentration", clame le quotidien.

"Si vous travaillez dur et continuez à vous battre, alors, la chance vous sourira. Nous la méritons", a renchéri Gerrard.

Dimanche, l'Italie a tout intérêt à se montrer vigilante en quart de finale.

bur/sk/grd

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