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Douze morts en Syrie dont un religieux chiite assassiné près de Damas (ONG)

20/06/2012 02:31 EDT | Actualisé 19/08/2012 05:12 EDT

Au moins douze personnes, en majorité des militaires, ont été tuées dans des violences en Syrie mercredi, dont un religieux chiite assassiné près de Damas, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Le religieux a été assassiné par des hommes armés dans la région de Sayidé Zainab, haut lieu de pèlerinage chiite en Syrie abritant le mausolée d'une petite-fille du prophète Mahomet.

Le 14 juin, un attentat suicide avait blessé plus d'une dizaine de personnes et endommagé le mausolée visité par des centaines de milliers de pèlerins chaque année, notamment de l'Iran, selon l'agence officielle Sana.

Toujours dans la province de Damas, un civil a été tué par des tirs des forces gouvernementales dans la ville de Harasta, où un officier rebelle a également péri, succombant à ses blessures après une tentative d'assassinat.

A Damas même, dans le quartier de Tadamone, des accrochages ont éclaté entre les forces régulières et des groupes rebelles. Des heurts de ce type se sont multipliés ces dernières semaines dans la capitale ultra-sécurisée par le régime du président Bachar al-Assad.

Ailleurs dans le pays, un civil a été tué dans la ville de Deir Ezzor (est) par un tireur embusqué.

Dans la province d'Idleb (nord-ouest), cinq soldats ont été tués par l'explosion d'une voiture piégée à un barrage à Sermine et dans la province de Hama, trois autres ont péri dans des combats dans la localité de Karnaz, violemment bombardée par l'armée.

Mardi, les violences avaient fait 62 morts, dont 31 civils, 27 soldats et quatre rebelles.

Malgré l'escalade des violences qui a conduit à la suspension de leurs opérations, les observateurs de l'ONU vont rester en Syrie, avait annoncé mardi le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU Hervé Ladsous.

Sur le front diplomatique, la Syrie s'est imposée au sommet de Los Cabos au Mexique, mais la Russie et la Chine n'adhèrent toujours pas à un plan international pour renverser le président Bachar al-Assad.

ram/vl

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