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20/06/2012 05:50 EDT | Actualisé 20/08/2012 05:12 EDT

Dean Del Mastro plaide l'ignorance dans un stratagème de prête-noms

OTTAWA - Le député conservateur Dean Del Mastro, qui fait l'objet d'une enquête d'Élections Canada, affirme ne pas être au courant d'informations voulant que des employés de son cousin ont été remboursés pour des contributions financières à sa campagne électorale.

M. Del Mastro, secrétaire parlementaire du premier ministre, n'a pas souvent pris la parole sur des documents juridiques qui allèguent que son éqiupe de campagne en 2008 a violé les règles sur le financement des partis politiques.

De nouvelles allégations sont apparues, cette semaine, concernant une entreprise dirigée par son cousin qui aurait remboursé ses employés pour des contributions à la campagne du député.

M. Del Mastro n'a pas voulu commenter les allégations, disant plutôt à des journalistes qu'il ne savait pas de quoi ils parlaient, et qu'il prenait connaissance de plusieurs «histoires rocambolesques» à chaque jour.

Les libéraux fédéraux veulent toutefois qu'il témoigne devant un comité parlementaire pour expliquer les infractions alléguées détaillées dans des documents déposés en cour. Ces documents suggèrent que la campagne électorale de 2008 de M. Del Mastro faisait l'objet d'une enquête pour avoir trop dépensé et avoir produit de fausses factures.

Aucune allégation n'a été prouvée en cour et aucune accusation n'a été portée.

Les néo-démocrates affirment pour leur part que l'enquête d'Élections Canada devrait avoir préséance sur l'invitation envoyée à M. Del Mastro pour témoigner devant le comité.

À la Chambre des communes, mercredi, le député conservateur est demeuré coi lorsque le député libéral Scott Andrews a soulevé la question.

«Le secrétaire parlementaire du premier ministre et du ministre des Affaires intergouvernementales est un expert dans les allégations non fondées contre ses adversaires», a déclaré M. Andrews, faisant référence aux tâches de M. Del Mastro aux Communes. «Cependant, lorsqu'il est question de rendre des comptes pour ses propres gestes, le député disparaît.»

Le député conservateur Pierre Poilievre, secrétaire parlementaire du ministre des Transports, a toutefois rejeté les questions. «Nous savons tous pourquoi ce député veut transporter son salissage devant un comité parlementaire. C'est parce qu'il aurait là-bas les mêmes privilèges qu'il possède ici, qui équivalent à émettre n'importe quelle allégation, même non prouvée et contraire aux faits, sans jamais avoir à les prouver.

«Il s'agit d'un privilège dont ne dispose pas la majorité des Canadiens et un privilège qu'il a affirmé vouloir abandonner la semaine dernière lorsqu'il s'est vanté qu'il sortirait à l'extérieur et répéterait ses allégations, chose qu'il n'a pas faite», a lancé M. Poilievre.

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