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CORRIGÉ: Mali: le groupe Ansar Dine réitère sa principale revendication, la charia

20/06/2012 06:49 EDT | Actualisé 20/08/2012 05:12 EDT

Le groupe islamiste armé Ansar Dine qui occupe avec d'autres le nord du Mali et dont une délégation négocie à Ouagadougou avec le président burkinabé Blaise Compaoré, a réitéré mercredi sa principale revendication, l'application de la charia au Mali, a appris l'AFP de source proche de ce groupe.

"Nous avons remis une lettre de Iyad Ag Ghaly (leader d'Ansar Dine) au médiateur Blaise Compaoré. Nous voulons seulement l'application de la charia", la loi islamique, au Mali, a indiqué cette source proche de la délégation qui participe aux négociations avec le président Compaoré, médiateur de l'Afrique de l'Ouest dans la crise malienne.

Contrairement au Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg) qui fait partie des groupes armés occupant le nord du Mali, "nous sommes contre l'indépendance", a-t-elle ajouté. Des négociations entre le MNLA, mouvement laïc, et Ansar Dine, ont jusqu'à maintenant échoué.

La médiation buirkinabé "veut arranger les choses entre nous et le MNLA qui a une délégation à Ouagadougou", selon la même source. "Nous n'avons pas de problème avec le MNLA, s'il veut venir avec nous, il n'y pas de problème, mais c'est la charia", a-t-elle insisté.

Elle a affirmé que les "discussions se poursuivent" à Gao (nord du Mali) entre son mouvement et la rébellion touareg en vue de parvenir à un accord.

Parallèlement aux pourparlers qui ont débuté lundi à Ouagadougou, une autre délégation d'Ansar Dine se trouvait "actuellement en Algérie" pour des discussions avec le pouvoir, selon la même source. "Pour avoir la paix, il faut aller partout. Nous pensons même qu'on va aller aussi en Mauritanie, et même au Qatar si c'est nécessaire", a-t-elle ajouté.

Dans la foulée d'un putsch militaire qui a eu lieu le 22 mars à Bamako, le Nord est tombé aux mains du MNLA et surtout des groupes islamistes radicaux Ansar Dine (Défenseurs de l'islam en arabe) et de son allié Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui ont pris le dessus sur la rébellion touareg.

Les pourparlers ont lieu alors que se précise une possible intervention de troupes de la Communauté économique des Etat d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) soutenue par l'ONU au Mali, pour y sécuriser les autorités politiques de transition à Bamako mises en place après le retrait des putschistes et tenter y déloger les groupes armés du Nord faute d'accord.

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