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Un militant saoudien des droits de l'Homme traduit en justice

19/06/2012 06:52 EDT | Actualisé 19/08/2012 05:12 EDT

Un des fondateurs d'une organisation de défense des droits de l'Homme en Arabie saoudite, Mohammad Qahtani, a indiqué mardi à l'AFP avoir été traduit en justice, dénonçant une campagne de répression des autorités.

M. Qahtani a précisé que son procès s'était ouvert lundi à Ryad et qu'il avait notamment été accusé de "semer la sédition", de "se rebeller contre l'autorité" du roi, et de considérer que le pouvoir "instrumentalise la religion".

Le militant, âgé de 46 ans, un des fondateurs de l'Association saoudienne pour les droits civiques et politiques (ACPRA), demeure en liberté en attendant la prochaine audience de son procès, le 1er septembre.

Il a déploré ce procès qui selon lui "fait partie d'une campagne de répression menée par le ministère de l'Intérieur et visant les militants des droits de l'Homme, dans le but de faire taire ceux qui réclament des réformes politiques".

Un autre militant politique, Raef Badaoui, co-fondateur du "Réseau libéral", une organisation qui avait notamment appelé à lutter contre l'emprise des religieux sur la vie publique, avait été arrêté dimanche à Jeddah (ouest).

L'ACPRA, qui n'est pas autorisée dans le royaume, affirme avoir constitué un dossier recensant "des centaines de violations des droits de l'Homme au cours des deux dernières années" et aide leurs victimes à porter plainte.

D'autres membres de ce groupe ont également été traduits en justice, dont Abdallah al-Hamed et Abdel Karim al-Khodr, a indiqué un communiqué de l'organisation.

Selon l'ACPRA, 30.000 personnes seraient actuellement détenues dans le royaume pour des raisons politiques.

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