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TSSL : la défense de Charles Taylor veut interjeter appel

19/06/2012 05:53 EDT | Actualisé 19/08/2012 05:12 EDT

Les avocats de l'ex-président du Liberia Charles Taylor souhaitent interjeter appel de la condamnation de leur client à 50 ans de prison, a-t-on appris mardi auprès du Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL).

"La défense signifie son intention de déposer un acte d'appel", ont indiqué les avocats de Charles Taylor dans un document déposé lundi devant le TSSL et dont une copie a été transmise mardi à l'AFP.

Charles Taylor avait été condamné le 30 mai à 50 ans de prison après avoir été reconnu coupable le 26 avril d'avoir appuyé en échange de diamants les rebelles sierra-léonais du Front révolutionnaire uni (RUF) lors de la guerre civile en Sierra Leone, qui avait fait 120.000 morts entre 1991 et 2001.

L'accusation avait recommandé une peine de 80 ans de prison contre M. Taylor, premier ex-chef d'Etat condamné par la justice internationale depuis le tribunal militaire de Nuremberg qui jugea les dignitaires nazis, mais les juges ont estimé cette sanction "excessive".

Président du Liberia de 1997 à 2003, Charles Taylor avait été reconnu coupable des onze chefs d'accusation de crimes contre l'humanité et crimes de guerre dont il devait répondre, viol, meurtre et pillage notamment, commis entre 1996 et 2002 en Sierra Leone. Il plaidait non coupable.

M. Taylor doit purger sa peine en Grande-Bretagne en vertu d'un accord avec le TSSL, mais ses avocats ont assuré qu'il resterait écroué à La Haye jusqu'à ce que la procédure en appel soit achevée, ce qui pourrait prendre plusieurs mois.

Délocalisé de Freetown à La Haye en 2006 pour des raisons de sécurité, le procès de Charles Taylor, interpellé au Nigeria en 2006, s'était ouvert le 4 juin 2007 et achevé le 11 mars 2011.

ndy/mbr/sba

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