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NBA/Finale - Le +Big Three+ repense tous les jours à l'échec de 2011

19/06/2012 05:03 EDT | Actualisé 18/08/2012 05:12 EDT

LeBron James, Dwyane Wade et Chris Bosh, le fameux et si décrié +Big Three+ de Miami, repensent "tous les jours" à la douleur née de leur défaite en finale NBA l'an passé contre Dallas.

Ce trio de All Star, assemblé à l'été 2010 avec pour seule mission d'aller au bout, avait échoué en finale 2011 sans se montrer à la hauteur de sa réputation, au grand plaisir d'une bonne partie de l'Amérique, très hostile à ce monstre médiatique qui devait tout gagner avant même de commencer à jouer.

Un an plus tard, alors que Miami pouvait porter son avance à 3 victoires à 1 face à Oklahoma City mardi avec un nouveau succès à domicile, ces trois-là ont encore en bouche le goût acre de l'échec et s'en servent de motivation.

"La peine que nous avons connue l'an dernier, nous en parlons tous les jours, assure l'intérieur Chris Bosh, 28 ans. La douleur de cette défaite est bien plus forte que la souffrance physique d'un match. Nous la portons avec nous, nous y pensons tout le temps et ça nous aide lors de cette finale."

"L'an dernier, on s'est pris les pieds dans toute cette négativité qui nous entourait et cela nous a pompé toute notre énergie", ajoute-t-il.

"Tu ne te rends pas compte à quel point ça fait mal tant que tu n'as pas éprouvé ça, voir s'échapper quelque chose de si précieux", poursuit Bosh.

"C'est vrai, on en parle tout le temps, confirme James, 27 ans. Cette défaite nous a beaucoup appris."

"Nous n'étions pas assez solide en tant qu'équipe pour gérer tout ce qui était mis en travers de notre route, raconte Wade, 30 ans. Cette fois, j'ai le sentiment que nous avons l'expérience pour mieux appréhender les choses. Ce n'est pas que nous en voulons plus, c'est juste que nous comprenons mieux."

"Quand Dallas a commencé à nous faire mal, nous n'avons pas été capable de répondre collectivement, on forçait un peu les choses, concède Wade, le seul des trois qui compte un titre NBA (2006). Là, je constate qu'on arrive à se comprendre et à répondre quand Oklahoma City nous domine. Cela ne veut pas dire que tout va bien mais on arrive à s'ajuster dans les mauvaises passes et à se remettre en position de gagner, pas comme l'an dernier. C'est l'expérience."

Un an après leur retentissant échec, "los Tres Amigos", comme ils sont surnommés du côté de Miami l'hispanisante, sont à leur niveau.

Surtout à LeBron James, méconnaissable l'an dernier dans les fins de match mais qui dans cette finale porte le Heat de bout en bout.

"LeBron n'était pas lui-même l'an passé (en finale), il l'a avoué, explique encore Bosh. Il essayait d'être trop sérieux tout le temps. Nous avons juste besoin qu'il reste lui-même, un grand joueur de quatrième quart temps."

"Il a eu un match délicat l'an dernier et il a laissé cette performance lui monter à la tête, il y a trop pensé, explique +D-Wade+. Cette année, la différence c'est qu'il est agressif, il baisse la tête, fonce vers le panier et c'est dur de l'arrêter. Cela fait toute la différence pour notre équipe."

Après avoir fini les six matches de la finale 2011 avec 18 points et 7 rebonds de moyenne, dont seulement 3 points par dernier quart temps, "King" James a retrouvé ses lettres de noblesse et affiche 30 points (7 en dernier quart temps) et 10 rebonds de moyenne après trois matches contre +OKC+.

"J'essaie juste d'être là pour mes coéquipiers, de réussir des actions qui changent le cours du jeu, ce que je n'avais pas fait l'an dernier", remarque James, qui joue sa troisième finale NBA et court toujours après le titre.

bpe/jgu

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