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Les travailleurs de l'abattoir réclament leurs salaires impayés depuis le 29 mai

19/06/2012 08:23 EDT | Actualisé 19/08/2012 05:12 EDT

LONGUEUIL, Qc - Les quelque 300 travailleurs de l'ancien abattoir Levinoff-Colbex ont manifesté mardi devant les bureaux de l'Union des producteurs agricoles (UPA), à Longueuil, pour réclamer leurs salaires impayés.

L'abattoir de Saint-Cyrille-de-Wendover, près de Drummondville, et l'usine de désossage de Montréal ont fermé leurs portes le 29 mai dernier, après avoir été mis sous séquestre.

Depuis la fermeture, les employés sont demeurés impayés pour les semaines travaillées et ils n'ont plus reçu leurs différentes prestations. Puisque la Fédération des producteurs de bovins du Québec (FPBQ) était propriétaire, les ex-employés en ont fait leur cible pour réclamer leur dû.

Le président de la Fédération, Claude Viel, s'est montré démuni devant les exigences des anciens travailleurs. Selon lui, il s'agit d'une faillite technique et les procédures du syndic doivent se poursuivre. En pareilles circonstances, les employés sont considérés comme des créanciers prioritaires, mais la Fédération n'est pas en mesure d'avancer les sommes réclamées.

En fait, la FPBQ précise qu'elle n'a plus aucun pouvoir, que ce soit sur le paiement des salaires ou en ce qui concerne la liquidation ou une éventuelle relance de l'entreprise. M. Viel compatit avec les travailleurs touchés et souhaite également un versement rapide des sommes dues en raison des conséquences financières qui incombent à ce retard de paiement. Le président de la Fédération avoue néanmoins qu'il est sans recours.

Malgré leur mécontentement, les employés n'excluent pas la possibilité de participer à un plan de relance de l'abattoir. Déjà, des négociations avaient été initiées à l'usine de Montréal pour convenir d'un plan de sauvetage avant que l'UPA ne mette la clé sous la porte.

Des concessions de la part des travailleurs, notamment au chapitre du transfert d'activités et des conditions de travail, sont envisageables, selon le président de la section locale 1991-P des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce, Mario Maisonneuve.

M. Maisonneuve dit que les travailleurs sont toujours prêts à participer à un plan de relance de l'abattoir, mais qu'ils n'y participeront pas tant que l'entreprise ne leur aura pas versé «leurs dus».

La FPBQ est devenue actionnaire de l'abattoir Levinoff-Colbex en janvier 2006 après l'effondrement du marché de la vache de réforme. Les conditions de marché sont demeurées difficiles et ont même empiré en début d'année.

«On attend maintenant de voir comment le syndic va agir. Son travail est d'aller chercher le maximum d'argent. Vendra-t-il au plus offrant? Regardera-t-il les options pour la repartir, on ne le sait pas», a indiqué Claude Viel.

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