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Le pétrole ouvre en hausse à New York en attendant la réunion de la Fed

19/06/2012 09:50 EDT | Actualisé 19/08/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont ouvert en légère hausse mardi à New York, tirés par la réunion de la banque centrale américaine (Fed) qui débute pour deux jours et à l'issue de laquelle le marché espère qu'une mesure de relance sera annoncée.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet prenait 80 cents par rapport à lundi, à 84,07 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"La Fed va pousser les cours aujourd'hui (mardi)" car le marché "anticipe soit une extension de l'Opération Twist, soit un assouplissement monétaire", a commenté Phil Flynn, de Price Future Group.

Les conclusions de la réunions du Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) sont attendues mercredi. Beaucoup d'investisseurs de Wall Street jugent inévitable une action de la banque centrale tant les perspectives économiques sont moroses aux Etats-Unis. Il en va de la "crédibilité" de l'institution de Washington, disent certains analystes.

L'hypothèse la plus répandue est la prolongation de l'"Opération Twist" lancée en septembre dernier. Cette mesure consiste à convertir une partie des obligations d'Etat américaines à court terme en titres du Trésor à plus long terme.

La progression des cours de pétrole s'explique par ailleurs par la hausse de l'euro, qui profite au dollar, ainsi que par le fait que "les derniers développements en Europe ont été intégrés dans le marché", a fait valoir M. Flynn.

Dans le viseur du marché, Madrid est parvenu à lever mardi 3,040 milliards d'euros à 12 et 18 mois, un montant légèrement supérieur à l'objectif. L'Espagne a toutefois dû concéder des taux d'intérêt en très forte hausse.

"Le gouvernement espagnol a vu une participation décente" du marché, dans le sens où "la fin du monde n'est pas pour aujourd'hui", a ironisé Matt Smith, de Summit Energy (groupe Schneider Electric).

Les opérateurs gardaient toujours un peu d'espoir pour l'Europe. Pour Barclays, si les dirigeants de la zone euro étaient capables de "restaurer un peu de confiance dans le marché en mettant en oeuvre une sorte de solution permanente" à la crise de la dette, "la probabilité d'une rapide reprise de la demande serait envisageable".

Les investisseurs étaient en outre attentifs à la poursuite mardi des négociations, entamées la veille à Moscou, entre l'Iran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, Chine, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) sur le programme nucléaire controversé de Téhéran.

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