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La menace d'une élection anticipée en Ontario semble s'être évaporée

19/06/2012 11:15 EDT | Actualisé 19/08/2012 05:12 EDT

TORONTO - La menace d'une élection anticipée en Ontario cet été s'est essentiellement évaporée, mardi, au terme d'une querelle acrimonieuse entre le gouvernement libéral minoritaire et le Nouveau Parti démocratique d'Andrea Horwath. Le budget libéral devrait maintenant être adopté ce mercredi.

Le comité des finances de l'Assemblée législative, dominé par l'opposition à Queen's Park, terminait mardi sa révision du budget, alors que le gouvernement libéral tente de s'assurer qu'on n'y apporte plus d'amendements majeurs.

Le NPD a obtenu plusieurs changements importants, dont un nouveau taux d'imposition pour les revenus de plus de 500 000 $, et une bonification des prestations aux bénéficiaires de l'aide sociale et aux personnes inaptes au travail, s'engageant en retour à ne pas bloquer l'adoption du budget.

Mme Horwath s'est dite outrée, mardi, d'avoir été qualifiée de traître par les libéraux, quand son parti s'est associé aux conservateurs la semaine dernière pour retrancher une composante importante du budget. Elle a reproché au gouvernement libéral d'avoir cherché à l'intimider et à la faire taire.

Elle a ajouté que l'attitude condescendante du premier ministre Dalton McGuinty dans ses discussions avec les partis d'opposition risquait de laisser des séquelles persistantes.

M. McGuinty avait menacé de déclencher des élections générales anticipées après que les néo-démocrates et les conservateurs eurent amputé le budget la semaine dernière. Il a finalement fait marche arrière, bien que les partis d'opposition aient à nouveau uni leurs forces lundi afin de retirer une autre section clé portant sur l'arbitrage des relations de travail.

La législature sera rappelée mercredi pour le vote final: si le budget n'est pas adopté, un scrutin sera automatiquement déclenché.

Les électeurs ontariens sont allés aux urnes en octobre dernier.

Les conservateurs promettent de voter contre le budget depuis son dépôt, estimant qu'il ne fait toujours rien pour restreindre les dépenses gouvernementales ou pour créer des emplois.

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