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La Côte d'Ivoire pas déstabilisée par les attaques, pour le Premier ministre

19/06/2012 03:29 EDT | Actualisé 19/08/2012 05:12 EDT

Des partisans "irréductibles" de l'ancien président Laurent Gbagbo "continuent à s'organiser pour attaquer" la Côte d'Ivoire mais ils "ne peuvent pas déstabiliser le pays", a assuré mardi à Washington le Premier ministre ivoirien Jeannot Ahoussou-Koudio.

Evoquant la série d'attaques meurtrières qui ont frappé ces dix derniers jours l'ouest du pays, le chef de gouvernement en visite aux Etats-Unis a déclaré lors d'une conférence de presse que "des irréductibles continu(aient) à s'organiser pour attaquer la Côte d'Ivoire, principalement à partir du Liberia".

"Ce sont des soubresauts d'un régime sanguinaire, les derniers soubresauts du régime sanguinaire de Laurent Gbagbo, et cela ne peut pas remettre en cause la réconciliation" nationale, a-t-il ajouté, confirmant le "maintien" d'une rencontre le 13 juillet avec le Front populaire ivoirien, le parti de M. Gbagbo.

Ces actions "ne peuvent pas déstabiliser le régime mais ça perturbe", a poursuivi le Premier ministre, selon qui "la sécurité revient globalement dans le pays" et les forces de l'ONU et ivoiriennes "sont en train de sécuriser la frontière ouest".

Une série d'attaques ont touché l'ouest du pays et fait quelque 12.000 déplacés selon l'ONU.

Interrogé sur des informations de presse évoquant une éventuelle libération sous caution de l'ex-président ivoirien, soupçonné de crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale (CPI) lors des violences post-électorales de 2010-2011 et écroué à la Haye, le Premier ministre ivoirien a simplement appelé à laisser "la justice faire son travail".

"S'il s'avère que les juges de la CPI estiment qu'il faille libérer conditionnellement M. Laurent Gbagbo, nous aviserons. Nous n'avons aucune objection mais nous estimons que M. Gbagbo était à la tête de forces illégales qui ont commis des crimes", a-t-il ajouté.

Le chef du gouvernement ivoirien, qui depuis plusieurs jours rencontre des responsables politiques et économiques dans la capitale américaine, a par ailleurs indiqué qu'il espérait "arriver fin décembre 2012 à un taux de croissance de 6%" contre -4% fin 2011.

ff/mdm

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