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Irak: des policiers disent avoir trouvé des silencieux chez Hachémi

19/06/2012 10:16 EDT | Actualisé 19/08/2012 05:12 EDT

Cinq policiers ont affirmé mardi devant la Cour criminelle centrale d'Irak que des pistolets à silencieux avaient été retrouvés dans la maison du vice-président sunnite irakien, Tarek al-Hachémi, jugé par contumace à Bagdad pour avoir fomenté des meurtres.

Selon ces policiers, des silencieux ont été retrouvés dans la maison de M. Hachémi à Al-Yarmuk, dans l'ouest de Bagdad, et dans celle de son gendre et secrétaire personnel, Ahmed Qahtan, à Zayouna, dans l'est de la capitale.

Des pistolets à silencieux ont été utilisés dans l'assassinat de plusieurs responsables à Bagdad.

Un officier des services secrets a par ailleurs rapporté devant le tribunal que le nombre d'assassinats au moyen de silencieux avait décru de manière significative depuis l'arrestation du "réseau lié à Hachémi".

Les avocats de M. Hachémi, accusé d'avoir été à la tête d'une brigade de tueurs, participent de nouveau aux audiences, après avoir claqué la porte du tribunal le 20 mai pour protester contre le rejet de leurs requêtes par une commission.

"Nous l'avons consulté (M. Hachémi, NDRL) et il a accepté que nous participions de nouveau aux audiences", a déclaré à l'AFP le responsable de l'équipe légale de défense, Mouayyed al-Ezzi.

"Le fait d'assister régulièrement aux audiences et de présenter des requêtes pourraient affecter le dossier", a-t-il expliqué.

Le 31 mai, les avocats s'étaient assis avec le public, mais avaient continué à parler directement avec le juge et à présenter des requêtes.

Pour la deuxième fois, la défense de M. Hachémi a requis le témoignage de plusieurs hauts responsables, dont le président Jalal Talabani, mais cette demande a été de nouveau rejeté par les trois juges chargés de l'affaire.

M. Ezzi avait indiqué à l'AFP le 31 mai vouloir interroger les témoins sur la personnalité de l'accusé.

Le procès a été ajourné au 8 juillet.

Lors des précédentes audiences, des gardes du corps et d'autres officiels avaient affirmé avoir reçu de l'argent pour mener des attaques sur ordre du vice-président ou avoir été contraints à le faire.

M. Hachémi se trouve aux dernières nouvelles en Turquie, pays qui refuse de l'extrader vers l'Irak, en dépit d'un mandant d'arrêt international diffusé par Interpol.

Lui et certains membres de sa garde rapprochée sont poursuivis pour 150 chefs d'inculpation, notamment le meurtre de six juges et de plusieurs hauts responsables, dont le directeur général du ministère de la Sécurité nationale.

Ils dénoncent depuis des mois une procédure à des fins purement politiques, s'inscrivant dans le conflit qui oppose depuis décembre leur famille politique, le bloc Iraqiya dominé par les sunnites, au Premier ministre, le chiite Nouri al-Maliki, qu'ils accusent d'autoritarisme.

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