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Euro-2012: Face à l'Allemagne, les Grecs feront du foot pas de la politique

19/06/2012 10:41 EDT | Actualisé 19/08/2012 05:12 EDT

La Grèce qui défie l'Allemagne en quarts de finale de l'Euro-2012 vendredi, se concentre sur l'enjeu sportif et refuse de donner une résonance politique à ce match, malgré les tensions entre Berlin et Athènes sur la dette, ont indiqué des joueurs grecs, mardi.

"On ne peut pas mêler le football et la politique. Le football est un jeu et nous allons jouer pour prendre du plaisir", a déclaré l'attaquant Giorgos Samaras mardi en conférence de presse.

"Nous ne jouons pas seulement pour nous-mêmes mais pour les 11 millions de Grecs à la maison. Nous avons réussi à leur apporter de la joie en battant la Russie et nous espérons faire la même chose vendredi", a poursuivi le joueur.

Kyriakos Papadopoulos, joueur de Schalke 04, dans la Ruhr, évoque lui l'avantage des Grecs qui peuvent compter sur "certains joueurs (qui) évoluent en Bundesliga (le championnat allemand) et (sont) bien informés".

"Mais nous affronterons l'Allemagne, comme nous le faisons avec toutes les équipes, en nous donnant au maximum et en espérant gagner", a poursuivi le défenseur central.

Hasard du football, les sélections de Grèce et d'Allemagne s'affrontent vendredi à Gdansk, sur fond de défiance entre Berlin et Athènes, d'aucuns voyant dans cette confrontation, le "derby de la dette".

Confrontée à une crise sans précédent, tant au niveau politique qu'économique, la Grèce a entrepris une sévère cure d'austérité pour tenter de résorber une dette abyssale mais doit affronter les critiques récurrentes de l'Allemagne sur sa gestion, ce qui alimente les tensions entre les deux pays.

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