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Syrie: le chef des observateurs Mood mardi devant le Conseil de sécurité

18/06/2012 07:19 EDT | Actualisé 18/08/2012 05:12 EDT

Le général Robert Mood, chef des observateurs de l'ONU en Syrie qui ont annoncé samedi la suspension de leur mission en raison de l'intensification des violences, interviendra mardi devant le Conseil de sécurité, a indiqué lundi le ministère français des Affaires étrangères.

"Le général Mood, chef de la mission d'observation en Syrie (MISNUS), interviendra devant le conseil de sécurité mardi, suite à la suspension de la mission d'observation. Après cette présentation, nous examinerons, avec nos partenaires du Conseil de sécurité les conséquences à en tirer", a déclaré lors d'un point de presse le porte-parole du ministère, Bernard Valero.

Le porte-parole a rappelé que la France, l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, demandait que le plan de sortie de crise en Syrie du médiateur international Kofi Annan soit rendu contraignant par une résolution de l'ONU sous "chapitre 7", c'est à dire prévoyant des sanctions et un éventuel recours à la force.

"Face à la répression implacable du régime et notamment dans la ville de Homs actuellement pilonnée par les forces armées syriennes, il est plus que jamais nécessaire de conférer une force obligatoire au plan Annan en le plaçant sous chapitre 7 au Conseil de sécurité des Nations unies", a dit Bernard Valero.

Le président français François Hollande entend par ailleurs soulever la question de la Syrie au sommet du G20 de Los Cabos, au Mexique, qui débute lundi, a-t-il précisé. Le président russe Vladimir Poutine, dont le pays est le principal allié du régime de Damas, participera à ce sommet.

"Par ailleurs et dans le fil de ce qu'avait déclaré (le ministre des Affaires étrangères) Laurent Fabius la semaine dernière, nous allons saisir nos partenaires de la question du renforcement des sanctions contre le régime syrien et contre tous ceux qui participent à la répression que celui-ci mène contre son peuple", a indiqué le porte-parole.

La France estime que l'Union européenne et les Etats-Unis doivent encore élargir les sanctions, en visant notamment des cadres de l'armée syrienne et plus seulement la garde rapprochée du président Bachar al-Assad.

hr/kat/jlb

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