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Syrie: John McCain dénonce le recours d'Assad aux hélicoptères d'attaque

18/06/2012 03:32 EDT | Actualisé 18/08/2012 05:12 EDT

Les forces du président syrien Bachar al-Assad recourent de plus en plus à des hélicoptères d'attaque pour mater la rébellion, a dénoncé lundi le sénateur américain John McCain, qui s'est à nouveau prononcé pour une intervention militaire aérienne américaine.

Décrivant une "escalade" de la répression, l'influent sénateur républicain a affirmé constater une "augmentation rapide de l'utilisation par Assad d'hélicoptères d'attaque".

"Il y a des rapports selon lesquels des agents iraniens sont sur le terrain pour aider Assad à tuer, tandis que la Russie semble continuer à envoyer des armes lourdes (en Syrie), y compris, comme l'a rappelé la secrétaire d'Etat (Hillary) Clinton, ces hélicoptères d'attaque qu'Assad utilise actuellement pour bombarder les civils. Ce n'est clairement pas un combat équitable", a confié M. McCain lors d'une intervention devant le cercle de réflexion conservateur American Enterprise Institute.

Engagé depuis plusieurs mois dans une campagne pour inciter les Etats-Unis à intervenir, le rival malheureux de Barack Obama à la présidentielle de 2008 a une nouvelle fois plaidé en ce sens.

"Notre manque d'engagement en Syrie n'empêche pas la militarisation du conflit, ni ne réduit le risque de violences communautaires", a-t-il estimé. Faute d'action, le pays plongera dans une "guerre civile totale avec des zones non soumises à l'autorité du gouvernement qu'Al-Qaïda et ses alliés occuperont".

"Nous devons agir pour empêcher cela. L'action des Etats-Unis que je perçois ne serait pas unilatérale mais multilatérale, nous travaillerions étroitement avec nos alliés arabes et européens, particulièrement la Turquie et nos partenaires dans le Golfe", a-t-il détaillé, ajoutant que "comme en Libye, il n'y aurait pas de troupes sur le terrain".

Des frappes aériennes américaines et de pays alliés auraient pour but de créer des zones sûres pour permettre à l'opposition de s'organiser.

Prenant exemple sur l'action de l'Otan au Kosovo, John McCain a également plaidé pour court-circuiter le Conseil de sécurité de l'ONU afin de ne pas être à la merci d'un veto russe ou chinois.

mra/gde

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