Le syndrome fomo, ou la peur de manquer quelque chose...

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Le Huffington Post Québec   Première Publication: 07/02/2012 12:46 Mis à jour: 18/06/2012 14:59

Être partout, tout le temps, et ne rien manquer. Voilà ce dont rêvent les gens atteint du syndrome fomo - «fear of missing out» -, qui a fait son apparition dans Urban dictionnary en 2011.
Selon ce dictionnaire alimenté par des internautes du monde entier, les personnes souffrant du fomo craignent de passer à côté de quelque chose d’important s’ils manquent un événement ou une fête. «C’est aussi la peur de rater quelque chose de mieux que ce que nous sommes en train de faire», renchérit World of psychology.

«Le phénomène existait avant», croit Patrick Dion, auteur et rédacteur en chef de l’émission Cliquez, diffusée à TV5. «On a simplement trouvé une expression pour le nommer. Le syndrome a été exacerbé avec Internet, qui donne l’impression que tout est accessible.» Pourquoi ne pas aller rejoindre ces copains dont la photo vient d’apparaître sur son journal (timeline) Facebook, alors que la fête à laquelle ils prennent part n’est pas encore terminée?...

Le psychologue et psychothérapeute Jean-Charles Nayebi, qui traduit fomo par «anxiété des ratages», a défini ainsi le phénomène dans Le Figaro - Madame: «C’est une envie irrépressible de se connecter à des réseaux pour savoir ce qui s’y passe, pour ne pas rater un événement ou laisser échapper une information intéressante.»

C’est précisément sa passion pour l’information qui a entraîné Guylaine L’Heureux dans un tourbillon duquel elle a eu du mal à sortir. «Je rêvais de bâtir mon prochain boulot», raconte la quarantenaire qui a travaillé pendant trois ans comme recherchiste pour la SRC, puis pour le site Open File. «Alors j'ai commencé à tenter de tout consommer ce qui avait un lien avec la techno, la radio, la musique et l’impact des outils numériques, tout en tissant des liens et en alimentant mes réseaux. J’ai fini par m’épuiser. Je pense avoir atteint un équilibre maintenant, mais je dois rester vigilante pour ne pas rechuter.»

Le dérapage s’est produit au moment de l’achat d’un téléphone intelligent. «Je dors mal et le cellulaire est un bon ami pour les insomniaques. Il est si facile de l'allumer en se disant : «tant qu'à rester éveillée, aussi bien... (ajouter ici n'importe quelle raison plus ou moins bidon)».»

Quand elle a pris conscience de l’ampleur du problème, le sevrage s’est imposé. «Je consulte encore mon Nexus en cas d'insomnie, mais c'est moins compulsif. J'ai surtout compris que je ne pouvais plus jouer le rôle de "pusher de liens" et espérer être au top en tout temps car le coût - épuisement physique et mental - est trop élevé.»

Marie-Julie Gagnon

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Être partout, tout le temps, et ne rien manquer. Voilà ce dont rêvent les gens atteint du syndrome fomo - «fear of missing out» -, qui a fait son apparition dans Urban dictionnary en 2011. Selo...
Être partout, tout le temps, et ne rien manquer. Voilà ce dont rêvent les gens atteint du syndrome fomo - «fear of missing out» -, qui a fait son apparition dans Urban dictionnary en 2011. Selo...
 
 
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15:19 sur 09/02/2012
Je l'ai dit et je le redit: Facebook c'est comme un frigidaire, même si tu sais qu'il y a rien dedans, tu regardes quand même à toutes les 10 minutes!!
10:56 sur 09/02/2012
En lisant cet article, je crois qu'il y a quelques détails un peu moins bien situés dans le temps.
Le fameux terme FOMO, n'est pas apparu dans le "Urban Dictionnary' en 2011comme précisé ici mais vraiment beaucoup plus avant. Soit en 2006 (plus exactement le 2 Octobre 2006).
Son utilisation comme terme, n'a pas été si populaire que ces jours ci, simplement parce que son usage était réservé à des contextes autres et surtout utilisé par une communauté moins banchés.
Le 9 Avril 2007, Bloomberg BusinessWeek, dans son article “Today’s Students: Living Large,” a fait usage pour décrire l’état d’esprit des étudiants inscrits aux programmes MBA du prestigieux Harvard Business School.
Mais là ou la communauté 2.0 a pris possession et en a fait boule de neige, c’est effectivement en 2011 suite à un article rédigé par Caterina Fake, co-fondatrice de Flickr et Hunch, sur son blogue le 15 Mars 2011 lors de son passage au South by Southwest Interactive (SxSW) à Austin.
J’espère que cela puisse vous être utile.
Voici les deux documents en référence :
(1) Article de Bloomberg BusinessWee : http://buswk.co/zgFGA8
(2) Article de Caterina Fake : http://bit.ly/AcoyjP
19:30 sur 09/02/2012
@Saber Triki: Vous avez raison, le terme «fomo» est apparu avant dans l'Urban Dictionnary. Par contre, c'est bien en 2011 qu'il s'est retrouvé «mot du jour» sur ce même site. Le terme circulait déjà depuis un bon moment sans être connu de la masse, c'est pour cette raison que j'ai souhaité avoir un intervenant qui allait préciser cette information d'entrée de jeu. Longtemps un phénomène marginal, les articles sur le sujet se sont multipliés au cours des derniers mois.
08:17 sur 10/02/2012
@Marie-Julie Gagnon: Je vous remercie pour votre réponse. Je suis également tout à fait d'accord avec vos propos.
Par ailleurs, les échanges post-publications sur le HP cadrent exactement avec le principes de ce journal soit un espace collaborative entre auteurs et lecteurs faisant de cet espace un lieu d'informations et d’échanges d'idées dynamiques . Alors merci encore d'avoir saisi ce principe d'emblée et de l'avoir perpétuer. Tout est votre honneur. Bonne continuation.