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18/06/2012 08:10 EDT | Actualisé 18/08/2012 05:12 EDT

L'émir suspend provisoirement la session parlementaire

L'émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, a suspendu lundi par décret la session du Parlement pour une période d'un mois, une décision vraisemblablement destinée à calmer les tensions entre l'exécutif et le législatif.

Le décret est conforme à un article de la Constitution qui permet à l'émir de suspendre les travaux des sessions parlementaires pour une période maximale d'un mois, a précisé la télévision d'Etat.

La tension est vive entre le Parlement, dominé par l'opposition, et le gouvernement, où les postes clés sont aux mains des membres de la dynastie Al-Sabah.

Deux membres du gouvernement ont présenté leur démission après avoir été accusés de corruption ou d'irrégularités.

Il s'agit du ministre des Finances, Moustafa al-Chamali, et de celui des Affaires sociales et du Travail, Ahmad al-Rujaib.

Des élus de l'opposition ont estimé que l'émir avait le droit, comme l'y autorise la Constitution, de prendre cette mesure mais certains, comme Badr al-Dahum, ont mis en garde contre le risque d'une dissolution du Parlement.

Un député proche du gouvernement, Nabil al-Fadl, a estimé que la mesure avait été prise parce que "l'opposition n'a cessé de faire du chantage du gouvernement et a pris en otage le Parlement".

Membre de l'Opep, le Koweït connaît des crises politiques à répétition depuis 2006, attribuées aux luttes de pouvoir au sein des Al-Sabah qui règnent depuis plus de 250 ans.

Le gouvernement a démissionné à sept reprises et le Parlement a été dissous trois fois en 2006, 2008 et 2009.

oh/mh/cco

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