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Le pétrole ouvre en baisse à New York, digérant les résultats en Grèce

18/06/2012 09:46 EDT | Actualisé 18/08/2012 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont ouvert en baisse lundi à New York, les investisseurs faisant le deuil d'une intervention concertée des grandes banques centrales après le succès de la droite aux élections en Grèce, synonyme de maintien du pays en zone euro.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet a reculé de 1,83 dollar par rapport à vendredi, à 82,20 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les cours du baril avaient gagné un peu de terrain dans les échanges asiatiques, les investisseurs exprimant un certain soulagement après l'annonce des résultats de l'élection législative grecque qui semblait écarter le spectre d'une faillite imminente du pays et de sa sortie de la zone euro.

En battant une gauche radicale opposée au programme d'austérité, la droite conservatrice grecque semble en effet en mesure de constituer un gouvernement de coalition pro-euro avec les socialistes du Pasok, ce qui lui permettrait de poursuivre les réformes nécessaires au maintien de l'aide internationale.

La tendance s'est ensuite rapidement inversée, et les prix de l'or noir ont finalement battu en retraite.

"On avait intégré beaucoup d'optimisme dans les cours" à propos de mesures d'assouplissements monétaires de la part de la Banque centrale européenne (BCE) attendues dimanche soir, mais "on n'a entendu parler d'aucune sorte de plan d'aide", a constaté John Kilduff d'Again Capital.

"L'optimisme entourant les élections en Grèce est déjà retombé et les prix ont déjà abandonné tous leurs gains antérieurs", a constaté Barclays Capital, pointant "les inquiétudes qui restent élevées pour l'Espagne et l'Italie".

Ainsi, les taux d'emprunt à 10 ans de l'Espagne ont dépassé les 7% lundi, au plus haut depuis la création de la zone euro. Dans ce contexte, les opérateurs surveillaient l'ouverture lundi d'une réunion des chefs d'Etat des pays du G20 au Mexique. Sans grandes attentes: "on devrait tester les 78 dollars le baril rapidement", a avancé M. Kilduff.

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