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Euro-2012 - Espagne: Casillas a peu à faire mais le fait bien

18/06/2012 05:01 EDT | Actualisé 18/08/2012 05:12 EDT

Dans un match contre la Croatie (1-0) vampirisé par l'enjeu d'une qualification pour les quarts de finale de l'Euro-2012 finalement assurée, l'Espagne a longtemps été sous la menace d'un but synonyme d'élimination, mais son gardien-capitaine Iker Casillas a veillé.

Depuis quatre ans au moins, et le doublé Euro-2008/Mondial-2010 réalisé, Casillas sait que ses matches dans les buts de la Roja sont souvent préposés à la tranquillité, ses coéquipiers du champs se montrant quasiment à chaque fois si supérieurs à l'adversaire que la fréquence de ses interventions est rare.

C'est justement toute la difficulté de sa position et de sa tâche que de se montrer décisif sur la seule occasion de l'adversaire qui peut s'avérer fatale.

Cet instant est survenu à la 59e minute, alors que le score était vierge et que les Croates se décidaient enfin à prendre des risques, contraints par une Italie menant dans le même temps contre l'Eire (1-0). Un scénario qui éliminait les hommes de Slaven Bilic.

Et Iker Casillas, 31 ans et déjà plusieurs fois sanctifié, a alors surgi de sa boîte pour repousser sur sa ligne une tête puissante d'Ivan Rakitic, admirablement servi de l'extérieur du pied droit magique de Luka Modric. Ouf ! Mais que les Espagnols ont eu chaud et peur...

Comme ce 3 juillet 2010, où dans un match plus fermé encore, le portier de la Roja a stoppé un penalty paraguayen, permettant à la Roja de se qualifier (1-0) pour les demi-finales d'une Coupe du monde qui lui tendrait les bras une semaine plus tard.

Pas de penalty cette fois, certes. Mais une vigilance de tous les instants. Comme il le fut à la 25e minute où il toucha pour la première fois le ballon, sur une frappe de Pranjic à l'entrée de la surface. Ou à la 79e sur une volée écrasée de Perisic, pour sa dernière intervention.

Si Jesus Navas a finalement libéré les siens en marquant à la 88e minute, alors que la Croatie délaissait enfin son camp, l'Espagne sait qu'elle doit aussi beaucoup à son dernier rempart. Elle ne le sait que trop bien, depuis 134 matches, soit le nombre de sélections de "San-Iker" pour la protéger.

bur-nip/ep

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