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18/06/2012 04:20 EDT | Actualisé 18/08/2012 05:12 EDT

Amnesty dénonce le placement en détention de migrants à Chypre

Amnesty International a dénoncé mardi le traitement infligé par les autorités chypriotes aux migrants illégaux et aux demandeurs d'asile qu'elles traitent, selon l'ONG, comme des "criminels" en les enfermant.

Alors que Chypre prendra le 1er juillet la présidence de l'Union européenne, l'organisation de défense des droits de l'Homme, basée à Londres, estime que l'île devrait revoir sa législation en l'alignant sur le droit international.

"Les migrants illégaux traités comme des criminels", proclame le titre du rapport de l'ONG.

"Des centaines d'hommes et de femmes qui fuient chaque année la guerre, la persécution et la pauvreté et arrivent à Chypre en quête d'un abri et de l'asile sont enfermés par les autorités de l'île, en violation de leurs obligations internationales", dénonce Amnesty.

"La détention ne devrait pas être un outil pour réguler les migrations", souligne le rapport.

Selon Amnesty, les autorités violent les règles de l'Union européenne dont Chypre est un membre à part entière depuis 2004, en "détenant des immigrés clandestins sans réfléchir à des solutions alternatives et sans parvenir à démontrer que leur détention est nécessaire".

L'organisation critique également les conditions de vie dans les centres de détention, soulignant qu'ils sont surpeuplés et insalubres.

Elle évoque aussi le sort d'un Sierra Léonais, retenu à Chypre avant d'être expulsé, bien que la Cour suprême du pays ait rendu une décision en sa faveur.

La cour avait ordonné sa libération mais "avant qu'il ne quitte le tribunal, il a été de nouveau arrêté et emprisonné", selon le rapport.

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