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La question de la Grèce devrait dominer les entretiens au sommet du G20

17/06/2012 04:47 EDT | Actualisé 17/08/2012 05:12 EDT

OTTAWA - Le premier ministre canadien Stephen Harper et les autres dirigeants qui seront présents cette semaine au sommet des 20 plus importantes économies mondiales pourraient profiter d'un répit, les premiers résultats des élections en Grèce laissant croire que les deux partis traditionnels du pays ont mis la main sur suffisamment de sièges pour former un gouvernement de coalition pro-euro.

Tous les yeux au sommet du G20, dans la ville mexicaine de Los Cabos, sont tournés vers la Grèce. Le résultat du scrutin pourrait secouer les marchés financiers et provoquer la sortie du pays du groupe des 17 nations dont la devise est l'euro.

De nombreux Grecs désapprouvent fortement les mesures d'austérité — comme la réduction des salaires et régimes de retraite dans le secteur public — imposées à la Grèce en retour d'un aide financière de plusieurs milliards d'euros devant permettre d'éponger la lourde dette du pays.

Le mois dernier, les électeurs grecs ont puni les politiciens en faveur de ces mesures en se tournant vers les partis ayant fait la promesse de se débarrasser des mesures d'austérité.

Une victoire des partis grecs opposés à ces mesures lors des élections de dimanche pourrait se traduire par une sortie de la Grèce de la zone euro.

Dimanche après-midi, les premiers résultats laissaient croire à une victoire de la Nouvelle Démocratie. La Nouvelle Démocratie et l'autre parti en faveur du maintien de la Grèce dans la zone euro, le Pasok, auront assez de sièges pour former une coalition pro-euro, selon les résultats initiaux rendus publics.

Le parti radical de gauche Syriza, qui a promis de revenir sur les engagements de la Grèce, ne semblait pas en position de remporter la victoire.

Peu importe le résultats des élections en Grèce, les problèmes économiques de l'Europe devraient dominer le sommet du G20, qui a lieu lundi et mardi.

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