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La CLASSE et la FEUQ prévoient leurs actions pour la période estivale

17/06/2012 03:44 EDT | Actualisé 17/08/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - La contestation étudiante a commencé dans les rues enneigées, elle s'est ensuite transportée dans la gadoue et aujourd'hui, elle pourrait bien se retrouver dans une salle climatisée près de chez vous.

À l'approche de l'été, les associations étudiantes adaptent leurs stratégies de mobilisation, et elles ont la ferme intention de diffuser leur message à l'ensemble de la population.

La Coalition large pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) prépare une série de conférences qu'elle tiendra dans les régions du Québec afin de promouvoir l'idée d'une grève sociale, une action qui prévoit que les travailleurs, étudiants et autres organismes communautaires se mobilisent ensemble à des dates ponctuelles.

La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) fait quant à elle le pari que la colère des étudiants ne fera qu'augmenter durant l'été, et elle compte faire entendre sa cause dans divers événements.

Selon la présidente Martine Desjardins, il est «clair» que le premier ministre Jean Charest tente de profiter de la crise étudiante pour se faire réélire. Toutefois, si telle est la stratégie libérale, elle a du plomb dans l'aile à la suite de la défaite subie par le PLQ dans son château-fort d'Argenteuil.

Au terme de son congrès cette fin de semaine, la FEUQ promet ainsi qu'elle sera prête à croiser le fer avec le gouvernement durant une éventuelle campagne électorale. La Fédération prévoit poursuivre ses actions de visibilité durant l'été afin de maintenir la question de la hausse des droits de scolarité au centre des discussions.

La FEUQ utilisera les festivals pour informer la population, et elle promet de «respecter le cadre festif» des événements.

Mme Desjardins n'exclut pas la possibilité que la grève reprenne à l'automne.

Elle ajoute que le gouvernement Charest «croule sous la corruption» et qu'il «gaspille l'argent des contribuables au profit des amis du parti», mais qu'il propose en contrepartie d'augmenter les frais de scolarité.

À la CLASSE, la porte-parole Camille Robert observe que les nombreuses manifestations des derniers mois ont poussé l'organisation qu'elle représente à essayer une nouvelle forme de mobilisation qui impliquerait l'ensemble de la population québécoise.

M. Robert a dit que l'organisme n'a pas «encore défini les lieux des conférences». La CLASSE souhait «sortir de Montréal et du milieu scolaire en allant dans des salles communautaires, par exemple».

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