NOUVELLES

Euro-2012 - Le Portugal a réussi son pari

17/06/2012 04:54 EDT | Actualisé 17/08/2012 05:12 EDT

Dans les pronostics pour le "groupe de la mort" de l'Euro-2012, le Portugal figurait au 3e rang, derrière l'Allemagne et les Pays-Bas: il a pourtant pris un des deux billets pour les quarts de finale et finalement tenu son rang.

Tenu son rang, car depuis la fin du XXe siècle, il est devenu une nation majeure du football, en parvenant quasi-systématiquement à s'extraire de la phase de groupes, en Coupe du monde comme en Championnat d'Europe. Ses principaux faits d'armes: une demi-finale à l'Euro-2000, une finale à l'Euro-2004 et une place dans le dernier carré du Mondial-2006.

En 2008 et en 2010, il a pourtant chuté dès le premier tour à élimination directe. Désormais, le prochain objectif du sélectionneur Paulo Bento est de retrouver une demi-finale de grand tournoi. Pour cela, la Selecçao devra battre la République Tchèque de Cech (première du groupe A), jeudi à Varsovie, comme il l'avait fait lors du premier tour de l'Euro-2008 (3-1).

En attendant, le Portugal peut savourer une qualification qui semblait compromise à l'issue de sa défaite initiale face à l'Allemagne (1-0), pour son entrée en lice dans cet Euro polono-ukrainien. C'était laborieux, à l'image de Cristiano Ronaldo, moyen.

Mais la Selecçao a su ensuite se révolter contre le Danemark (3-2), sa bête noire qui l'avait devancée lors des deux dernières campagnes de qualification, pour le Mondial-2010 puis pour cet Euro-2012. Un succès à l'arraché, mais qui confirmait de belles dispositions, en dépit d'un Ronaldo passé de moyen à médiocre.

Mais dimanche, le Portugal a confirmé sa montée en puissance et son capitaine s'est réveillé, avec un doublé contre les Pays-Bas (2-1) qui fait taire au moins momentanément ses détracteurs et le relance dans la course au Ballon d'Or.

Cette qualification n'était pas si évidente: Paulo Bento dispose d'un effectif assez limité. De manière symptomatique, la titularisation d'Helder Postiga en pointe, attaquant de Saragosse (16e du dernier Championnat d'Espagne), relève d'un choix par défaut. Et l'entrejeu Meireles-Veloso-Moutinho, d'un niveau honnête, n'est pas non plus transcendant.

Mais Paulo Bento a su insuffler de la confiance à son équipe, en se plaçant au premier plan pour mieux protéger ses joueurs, et son capitaine en premier lieu. Plus jeune sélectionneur présent à l'Euro (42 ans), peu expérimenté (quatre ans à la tête du Sporting Lisbonne), il a imposé son autorité en se passant de Ricardo Carvalho et Bosingwa, qui avaient contesté ses choix.

ybl/nip

PLUS:afp